Étaient présents : Chantal D., Éric Myriam, Roger, Marie-Annick et Madeleine
Site de la médiathèque: https://www.facebook.com/mediatheque.bouguenais.44/![]() | Chantal D.: Hors champ de Marie-Hélène Lafon ; L'histoire se déroule dans
le Cantal natal de l'autrice, dans une ferme isolée, un peu au bout du monde.
Cet isolement accompagne un huis clos entre le père et le fils, frère de
Claire, condamné à reprendre l'exploitation familiale. Claire, bonne élève, est
partie faire des études à Paris et est devenue enseignante. Les pages du roman
sont souvent bouleversantes, notamment celles décrivant ce monde agricole qui
travaille dur. Le frère, condamné au célibat, sombre dans l'alcoolisme. Ses
parents sont omniprésents. Le poids du patriarcat est énorme. L'exploitation
part en déliquescence. La sœur essaie de resserrer les liens avec son frère.
Elle revient mais la communication est très difficile dans la famille. Comme
toujours les paysages sont décrits magnifiquement. A la médiathèque Coup de cœur |
![]() | Roger : Ainsi Berlin de Laurent Petitmangin. Fin de la guerre dans
Berlin dévastée. Gerd, le narrateur et Kathe sont des communistes est allemands
qui œuvrent pour la reconstruction. Kathe est une redoutable personnalité,
proche d'Ulbricht dirigeant du pays. Ils réalisent un programme dans lequel des enfants, retirés de leurs
familles, seront éduqués pour devenir l'élite. Gerd rencontrera Liz, une
américaine.Au delà de l'intrigue
amoureuse nos personnages sont dans des situations antagonistes. La
construction du mur de Berlin s'accompagne de celles de tunnels pour
s'exfiltrer vers l'Ouest. Des destins qui se croisent, des convictions qui
vacillent, des moments dramatiques dans ce récit très prégnant. Coup de cœur |
![]() | Myriam : Il faut qu'on parle de Kevin de Lionel Shriver. À la veille de ses seize ans, Kevin
Khatchadourian exécute froidement neuf personnes de son lycée américain. A
travers des lettres qu'elle adresse au père de Kevin dont elle est séparée, sa
mère retrace l’itinéraire meurtrier de leur fils. Procédant par des
allers-retours entre le passé et le présent elle tente de trouver du sens face
à cet acte monstrueux.
Un roman coup-de-poing,
complexe, bien construit, qu'il faut lire jusqu'aux dernières pages. A la médiathèque Coup de cœur |
![]() | Marieanick : Mon vrai nom est Elizabeth d'Adèle Yon . Premier livre, la jeune autrice dynamite le récit familial
et redonne une voix et sa dignité à son arrière-grand-mère Betsy, diagnostiquée
schizophrène, dans les années 1950, enfermée et réduite au silence. Alors
qu’elle craint pour sa propre santé mentale, Adèle Yon décide d’explorer les
archives familiales et d’interroger ses proches en véritable « détective », à
la recherche de son « double féminin fantôme ». La narratrice ne dispose, sur cette femme morte avant sa
naissance, que de quelques légendes familiales dont les récits fluctuent. Une
vieille dame coquette qui aimait nager, bonnet de bain en caoutchouc et saut
façon grenouille, dans la piscine de la propriété de vacances. Une grand-mère
avec une cavité de chaque côté du front qui accusait son petit-fils de la
regarder nue à travers les murs. Soupçonnée de mettre le feu à sa maison la
veille de son mariage. Des grossesses non désirées. C’est à peu près tout. Les
enfants d’Elisabeth ne parlent jamais de leur mère entre eux et ils n’en
parlent pas à leurs enfants qui n’en parlent pas à leurs petits-enfants.
“C’était un nom qu’on ne prononçait pas. Maman, c’était un non-sujet. Tu peux
enregistrer ça. Maman, c’était un non-sujet.” Mon vrai nom est Elisabeth est un premier livre poignant à
la lisière de différents genres : l’enquête familiale, le récit de soi, le
road-trip, l’essai. À travers la voix de la narratrice, les archives et les
entretiens, se déploient différentes histoires, celles du poids de l’hérédité,
des violences faites aux femmes, de la psychiatrie du XXe siècle, d’une famille
nombreuse et bourgeoise renfermant son lot de secrets. A la médiathèque Coup de cœur |
![]() | Madeleine : L'homme qui lisait des livres de Rachid Benzine ; Entre les ruines fumantes de
Gaza et les pages jaunies des livres, un vieil homme attend. Il attend quoi ?
Peut-être que quelqu'un s'arrête enfin pour écouter. Car les livres qu'il tient
entre ses mains ne sont pas que des objets – ils sont les fragments d'une vie,
les éclats d'une mémoire, les cicatrices d'un peuple. Quand un jeune photographe
français pointe son objectif vers ce vieillard entouré de livres, il ignore
qu'il s'apprête à traverser le miroir. "N'y a-t-il pas derrière tout
regard une histoire ? Celle d'une vie. Celle de tout un peuple, parfois",
murmure le libraire. Commence alors l'odyssée palestinienne d'un homme qui a
choisi les mots comme refuge, résistance et patrie.
De l'exode à la prison, des
engagements à la désillusion politique, du théâtre aux amours, des enfants
qu'on voit grandir et vivre, aux drames qui vous arrachent ceux que vous aimez,
sa voix nous guide à travers les labyrinthes de l'Histoire et de l'intime. Dans
un monde où les bombes tentent d'avoir le dernier mot, il nous rappelle que les
livres sont notre plus grande chance de survie – non pour fuir le réel, mais
pour l'habiter pleinement. Comme si, au milieu du chaos, un homme qui lit était
la plus radicale des révolutions Coup de cœur A la médiathèque |













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