samedi 10 octobre 2026

Rentrée littéraire 2026

Présentation de la rentrée littéraire le 10 octobre à la médiathèque de Bouguenais

Sélection de Stéphanie de la librairie Coiffard 

Stéphanie nous présente 16 romans de cette rentrée littéraire :

Les résumés proviennent de Babelio.                                                

Site Internet : https://www.librairiecoiffard.fr/

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A voix haute de Polina Panassenko. ( Editions l'Olivier )
Elle a vingt ans et veut devenir actrice. Après avoir grandi en France, elle retourne en Russie chez son grand-père, pour entrer à l’École du Théâtre National de Moscou. Mais à l’École comme dans sa famille, quelque chose résiste.
Pendant qu’on répète Les Trois Sœurs de Tchekhov, la réélection de Vladimir Poutine déclenche des manifestations. Le soir, le grand-père commente les informations. Sa petite-fille l’interroge sur le passé. En guise de réponse, il pose parfois sous ses yeux une photo, un vêtement, une pièce de monnaie qui a appartenu à l’arrière-arrière-grand-père. "Voilà, c’est à toi". Des objets qui vont se transformer en éléments d’enquête.
Quels secrets cachent les photos de l’album vert ? Pourquoi ne faut-il pas parler près de la porte d’entrée ? Pour découvrir ce qu’on ne lui dit pas, la narratrice devra apprendre à écouter les silences et à poser des questions, à voix haute.
Dans ce roman extraordinaire, voyage au bout de la mémoire, Polina Panassenko plonge dans l’héritage d’un pays, mettant au jour des vies brisées par le Goulag et la peur qui se transmet d’une génération à l’autre. Un pays dans lequel subsiste, malgré tout, l’espoir de liberté et de justice.
Prix littéraire "Le Monde" 2026.
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Le bureau des audacieuses de Mélanie Sadler. ( Editions La Tribu )
Paris, fin du XIXe siècle. Alors que l'affaire Dreyfus fracture la France et que les femmes qui pensent trop sont enfermées, Séverine choisit la parole plutôt que le silence, et devient la première femme journaliste de France. Avec d'autres audacieuses, elle crée un quotidien entièrement écrit et dirigé par des femmes, inventant un journalisme social et féministe avant-gardiste.

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C'était ça ou mourir de Thélyson Orélien. ( Editions Grasset )
Quand dans les rues de Carrefour-Feuilles les coups de feu et les flammes le somment de partir, Jonas Dorléon n’emporte presque rien : son diplôme, un cahier de poèmes, une photo de sa mère et un slip propre. Sa vie entière dans un sac de plastique.Se réfugiant d’abord du côté dominicain de la frontière, il attend dans l’antichambre d’Haïti que les choses se calment. Sauf que les choses ne se calment pas. Il faut marcher, encore, toujours. Devenir un migrant. Du Brésil au Mexique, il enfile les kilomètres, serrant toujours son sac de plastique contre lui, tantôt à bord d’un autobus surchauffé, tantôt dans les profondeurs de la jungle avec d’autres sans-papiers qui, autour de lui, tombent les uns après les autres. Quand enfin il atteint la frontière des États-Unis, ce sont les agents de l’ICE qui l’attendent. Jonas n’a plus qu’un objectif : quitter ce pays qui n’a rien de « great again » et gagner le Canada par le chemin Roxham, cette voie salutaire dont il a tant entendu parler.La plume foisonnante et poétique de Thélyson Orélien fait jaillir la beauté dans les zones les plus sombres de l’expérience humaine. Il parle la langue de l’exil, cette langue qui s’apprend « sans grammaire, sans dictionnaire, juste avec les os et la peau ». Surtout, il révèle une Amérique terrible et violente sur laquelle notre regard doit s’attarder.
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Congés payés de Tiffany Tavernier. (Editions Sabine Wespieser)
L’été 1937 est celui des premières fois pour Emma, une ouvrière parisienne qui depuis des années élève seule son fils Julien : premier voyage en train, premières vacances, première fois face à l’océan. Malgré ses réticences, elle s’est laissé convaincre par Luis, le meilleur ami de son mari disparu, de prendre ses quinze jours de congés payés et de partir à Biarritz.
Dans le cabanon où Luis, Julien et elle se sont installés, il faudra du temps pour que cette femme, qui n’a connu que le travail et les fins de mois difficiles, parvienne à jouir d’un véritable repos. Alors que la crainte de perdre son poste une fois de retour à Paris la taraude, son corps a bien du mal à oublier les cadences infernales de l’usine.
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La dame de la Seine de Claire Duvivier. (Editions Aux forges de Vulcain)
1593. Christopher Marlowe, dramaturge excentrique contemporain de Shakespeare, est une canaille charismatique et un séducteur aux mille amants. Il est aussi, occasionnellement, espion pour le compte de la Couronne. À la suite d’une rixe qui a mal tourné, il quitte précipitamment l’Angleterre pour accompagner son patron, Walsingham le Jeune, dans une mission de renseignement à Paris. Vingt ans après la Saint-Barthélemy, la ville est sous la coupe d’une ligue ultracatholique, qui fait régner l’ordre et la peur. Qu’est-ce qu’un poète en fuite, athée, bagarreur, homosexuel et grande gueule peut s’attendre à trouver là ? Des ennuis, bien sûr. Et des secrets à mettre au jour…
Meurtres, intrigues et vengeance se mêlent dans La Dame de la Seine, roman d’aventures trépidant et espiègle, où résonnent aussi bien les échos de la grande histoire que les émotions des récits intimes.

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Heures sauvages de Marie Petitcuénot. (Editions Héloïse d'Ormesson)
Naples, 1974. Andrea inaugure sa galerie d'art en introduisant une jeune artiste qui utilise son corps comme médium. Elle lui a littéralement coupé le souffle lors d'une performance à Belgrade. Ce soir, aucun invité ne sait ce qui l'attend. Six heures, enfermés, six longues heures, une table avec des objets, du plus anodin au plus meurtrier, et une liberté totale d'interagir avec l'artiste. Elle assume l'entière responsabilité de ce qui se déroulera. L'incrédulité cède la place à l'impatience, l'amusement à l'agacement, jusqu'à l'irruption de la violence. Tous deviennent alors témoins de leur propre bestialité. Au risque d'abandonner dans cette salle une part d'eux-mêmes.
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Je de Lilia Hassaine (Editions Gallimard)
"- Que savez-vous de la beauté, Antoinette ? Il se tourna vers moi, suspendu à ma réponse.
- Pas grand-chose. Mais je sais la reconnaître quand elle est là.
- Eh bien moi, chaque fois que je la vois, elle me blesse. Quand je vois votre visage, par exemple, quelque chose en moi se trouve comme ébranlé."
Île de la Jamaïque, 1831. Antoinette Cosway, créole de bonne famille, s'éprend d'Edward Rochester, un Anglais aussi impénétrable que fascinant. Mais à la séduction enflammée succèdent rapidement des scènes vénéneuses, où les baisers sont des blessures, où toute une société livre la jeune femme à son bourreau.
Des années plus tard, Antoinette tente de conquérir sa propre histoire.
JE se situe à mi-chemin entre roman victorien et thriller intimiste contemporain. Lilia Hassaine s'est inspirée du personnage de la première femme de Rochester dans Jane Eyre, le roman culte de Charlotte Brontë. Elle a choisi de lui donner une voix, un corps, une destinée.
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Je suis né dans la tempête de Jérôme Colin. (Editions Allary)
« Quand le soleil commence à décliner, nous allons derrière la maison étendre les draps sur la corde. En fin de journée, la lumière bascule et la campagne entière se couvre d’un voile d’or. Tout semble plus doux, plus lent. Presque pardonné. Je me dis : voilà ce qu’il faudrait. Recouvrir en permanence le monde de cette lumière qui berce le sud de l’Italie pendant quelques minutes sur le coup de dix-neuf heures. »
Valério est né le 9 janvier 2007, le même jour que l’iPhone. Il aimerait vivre sa vie d’adolescent mais autour de lui, tout accélère. Sa mère court entre les petits boulots, son père tutoie la mort au volant de son Alfa, son meilleur ami et le quartier de son enfance se métamorphosent.
Comment habiter humainement un monde devenu trop rapide ? Au cœur de la tempête, Valério cherchera une zone de repli. Un endroit, ne serait-ce qu’un petit endroit, où la vitesse n’entre pas.
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Ne cherche pas le chaos de Marion Brunet. (Editions Albin Michel)
Peut-on aimer sans transmettre ?
Pablo, exilé chilien installé en France depuis plus de trente ans, a élevé sa fille dans l’amour et le silence, prenant soin de lui cacher un passé marqué par la dictature, la prison et l’exil. Lorsque, à dix-huit ans, Victoria part seule au Chili, laissant son père sans nouvelles du jour au lendemain, ce dernier est contraint de revenir dans le pays qu’il a fui. Soudain confronté à une page terrifiante de sa vie autant qu’à son propre enfermement dans la douleur, sa quête devient dès lors un chemin de vérité.
Avec une économie de mots et une tension magistralement orchestrée, Marion Brunet signe un roman incandescent où l’intime embrasse l’Histoire, où la violence politique marque les corps et les liens familiaux, et où la parole s’impose comme la seule issue pour se réconcilier avec soi-même.
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Nos vies sauvages de Hemley Boum (Editions Gallimard)
« Par temps calme, alors que la mer est d’huile et que les marins les plus aguerris baissent la garde, il arrive que surgisse une vague qui parfois atteint trente mètres de haut.
Pour pouvoir raconter, il a bien fallu que certains survivent à la vague scélérate. »
Cameroun, 2018. Ndolo Elimbi, avocate lumineuse et héroïque, est emprisonnée pour s’être élevée contre un pouvoir autoritaire. Au cœur de ce régime, la redoutable commissaire Zeinabou n’ignore rien de ses faits et gestes, ni de son amour pour Enow, le charismatique opposant désormais en exil. Mais l’ennemi n’est pas toujours celui que l’on croit… Dehors, la colère enfle, la répression se durcit.
Ce tableau envoûtant du Cameroun contemporain déroule aussi le destin d’une Afrique fragile et tend un miroir féroce à toutes les dictatures. Hemley Boum signe une vaste fresque sur le désenchantement des peuples, les ressorts de la corruption et la puissance des femmes lorsqu’elles s’allient.
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Nous aussi d' Anne Godard. (Editions Actes Sud)
On fait partie d'une grande famille. On sait qu'on est privilégiés. On vit ensemble, dans notre immeuble au centre de Paris, on se retrouve l'été dans notre maison à la montagne. On trouve que c'est normal. C'est chez nous, c'est à nous, c'est pour nous. On se ressemble, on se compare, on se confronte, on ne se quitte pas, on se confond, on s'appartient. On ne sait pas comment dire je, on n'en a pas besoin, puisqu'on est nous. Nous les enfants, les frères et soeurs, les cousins, les cousines, on partage tout, nos écoles, nos chambres, nos habits, nos repas, nos jeux, nos bains, nos lits. On est les membres indissociables du grand corps familial. On n'a jamais vécu dehors. On ne sait pas ce que c'est. On n'en est pas capables. On n'en a même pas envie. Et tout aurait dû continuer ainsi, dans un même immuable recommencement. Le jour où la façade s'est fissurée, on n'a pas compris. Ça n'aurait pas dû se produire, pas dans notre famille. Ce n'était pas possible que ça nous arrive, à nous aussi.

Prix des libraires de Nancy 2026.

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Les ombres de l'exil de Jeanne Pham Tran. (Editions Mercure de France)
Ama est la grand-mère paternelle de Jeanne Pham Tran. Née en Chine du Sud, au début du XXe siècle, elle travaille dans les rizières dès ses 5 ans. Pour survivre, elle fuit son pays natal : en 1934, quitte les campagnes chinoises surpeuplées pour se réfugier à Saïgon, au Vietnam. Mariée à un paysan endetté, Ama ne ménage pas sa peine : bonne à tout faire, aide-cuisinière, femme de chambre, nourrice, blanchisseuse, elle est dure à la tâche. Quand elle trouve un emploi chez l’impératrice d’Annam, pour s’occuper de ses cinq enfants, son avenir s’éclaircit. Mais le répit est bref ! Quand la famille impériale vietnamienne doit s’exiler, Ama la suit et débarque à Marseille en 1947… avant de s’installer à Paris. En France, Ama est une Mère Courage et travaille d’arrache-pied pour que ses enfants puissent avoir un avenir meilleur.
Pour sa petite-fille, l’histoire d’Ama est une légende, un conte chinois, un roman d’aventures… Des aventures que Jeanne Pham Tran restitue avec beaucoup de pudeur et d’émotion. Au présent et à la deuxième personne du singulier, en s’adressant directement à elle, la rendant ainsi plus que jamais vivante.
Grâce à cette grand-mère Jeanne Pham Tran s’interroge aussi sur son métissage asiatique : son roman grave, vif et parfois drôle, est un hommage émouvant autant qu’une quête des origines.

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Le pays des étés de Pierre Adrian. (Editions Gallimard))
« Ce pays était celui de mon bonheur. Ce sentiment se passait d’explication ; c’était une intuition, un consentement, et la survivance des jours heureux de l’enfance quand, allongé sur la pelouse grasse encore trempée de rosée, j’écoutais le bruissement du vent dans les arbres. Prêt à pleurer, j’avais déjà le cœur serré devant une joie si facile. J’appris plus tard, en apprivoisant l’absence, que les lieux que nous aimons nous aident à supporter un grand chagrin. Ils réparent, et la mer où qu’elle soit console. La mer console toujours. »
Alors que sa grand-mère vient de mourir, le narrateur retrouve sa famille dans la maison bretonne de son enfance. Peu après, celle-ci est mise en vente. Entre sentiment de dépossession et trouble provoqué par les nouveaux occupants, une menace plane désormais sur le pays des étés…
Après le succès de Que reviennent ceux qui sont loin, Pierre Adrian signe un roman d’une beauté déchirante sur les lieux qui nous habitent et les souvenirs qui nous font.
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Les petits courages de Sabrina Delarue. (Editions Le Sonneur)
Il y a Louise, mère constamment débordée, qui a peur de ne pas être à la hauteur. Et Maria, qui se relève, avec sa dignité habituelle, de la maladie. Il y a aussi Iris, qui se demande comment trouver l’amour quand on est infirmière de nuit. Et puis Carmen, qui cherche sa place auprès de ses parents, avec toute la puissance de sa douceur. Enfin il y a Amira, étudiante qui fuit une brillante carrière en enchaînant petits boulots et missions d’intérim.
Cinq femmes, cinq destins reliés par un lien invisible : le roman L’Art de la joie de Goliarda Sapienza.
Dans Les Petits Courages, Sabrina Delarue explore avec humour et tendresse les métamorphoses silencieuses et les luttes intimes qui transforment une vie.
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Rouge-Truites de Pierric.Bailly (Editions P.O.L.)
"Quand Leo m’a tout raconté, je l’ai traité de menteur, et pourtant je l’ai cru tout de suite. Pourquoi il aurait inventé ça, comme ça, cette histoire de dingue ?"
Fin des années 1980, dans le Vercors. Deux couples de frères et soeurs se lient d'amitié. 1998. Le père de Paloma et Léo est retrouvé mort, une balle dans la tête. Les enfants, eux, ont disparu. Leurs amis, Cédric et Delphine, sont bouleversés. Cet événement leur rappelle la disparition de leur professeur de gymnastique quelques années plus tôt. Dans les années 2020, Paloma réapparaît.
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La rue de Robert Seethaler (Editions Sabine Wespieser)
La rue de la Lande est une rue banale, en périphérie d'une ville non-définie. Pourtant, sous l'oeil observateur et désabusé d'un vieil antiquaire, elle évolue. Au fil des années, de nombreux habitants y défilent : des pensionnaires d'une maison de retraite, une jeune fleuriste, une jeune femme résidant dans l'appartement de sa tante décédée, entre autres.

samedi 3 octobre 2026

Nos lectures d'Octobre 2026

Étaient présents : Chantal D., Didier, Jacques, Madeleine, Marie-Madeleine, Monique, Robert, Roger.

Site de la médiathèque: https://www.facebook.com/mediatheque.bouguenais.44/


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Chantal D. : Les Promesses orphelines de Gilles Marchand.; – Aux forges de Vulcain, 2025. – 247 p. - (Collection Fiction) Rentrée littéraire 2025. Coup de coeur des bibliothécaires. 
Dans ce roman, on traverse l'histoire de 1950 à 1990, la guerre d'Algérie, le premier pas sur la lune, avec Armstrong le 21 juillet 1969, l'essor des progrès technologiques... Le personnage principal, Gino, fils d'immigré italien né après la guerre, vit avec sa mère et son frère aîné. Malgré ses efforts, ses résultats scolaires sont médiocres et, pourtant, il rêve. Tout lui semble possible. Très attachant, Gino attendra sa Roxane jusqu'à ses cinquante ans! L'auteur décrit la vie des petites gens avec tendresse, vérité et humour. Les cafés et les fêtes foraines sont les seuls lieux de rencontre pour les jeunes. C'est une époque avec ses petits bonheurs, ses progrès fascinants, ses faux espoirs et ses déceptions.
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Jacques : Je veux le ciel sans perdre la terre de Xavier Grall.– Bouquins, 2026. – 704 p. - (La Collection)
Recueil de chroniques, de reportages, de billets d'humeur, de critiques littéraires ainsi que d'extraits de romans et de poèmes du journaliste et écrivain breton, qui se définissait lui-même comme barde, à la fois prophète des royaumes promis et dénonciateur des injustices présentes. Des lettres inédites complètent l'ensemble.
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Marie-Madeleine : Très brève théorie de l’enfer de Jérôme Ferrari..– Actes Sud, 2026. 150 p. (Domaine français)
Une écriture flamboyante ; de longues phrases qui emportent la lectrice tant la description est évocatrice. Quitter l’île natale (la Corse) pour un poste de professeur en Algérie, puis à Abu Dhabi (Dubai). Expatrié, immigré, deux manières d’être étranger, deux mondes séparés par un mur invisible. L’empathie déployée par l’auteur ne peut rien ou si peu face à la réalité vécue par Kaveesha, l’employée sri-lankaise.
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Madeleine : Un Bonheur que je ne souhaite à personne de Samuel Le Bihan. 
préface de Jean-Christophe Ruffin. – J’ai lu, 2019.- 252 p.
L'auteur reprend le scénario des attentats de 2015, mais au travers du vécu des personnes concernées ( victimes, parents, soignants, pompiers, policiers...). On les suit tour à tour dans leur vie de cette journée ordinaire qui va bientôt virer au cauchemar.
Très fort ! Un coup de poing tout en délicatesse.
À lire en mémoire des victimes
A la médiathèque
Coup de cœur 

samedi 5 septembre 2026

Nos lectures de Septembre 2026

Étaient présents : Bernadette, Chantal D., Chantal J.,Didier, Eric,  Madeleine, Marie-Geneviève, Roger.

Site de la médiathèque: https://www.facebook.com/mediatheque.bouguenais.44/


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Bernadette : La nuit bleue d'Anaïs Sautier; – École des loisirs, 2026. –176 p. (Collection M+)
Dans les quartiers défavorisés de Marseille connus pour être un lieu de deal et de trafic de drogue, vit seule, SOFIA, une jeune adolescente ; malheur à ceux qui sont accusés d'être des indics de la police. Une fille doit faire attention parce que la réputation se fait rapidement ; Sofia tombe amoureuse d'un des plus gros dealers du réseau faisant fi de tous les risques qu'elle encourt.
L'autrice emploie les dialogues crus des quartiers populaires ; elle démontre le désoeuvrement, la pauvreté intellectuelle, la violence. Sofia et Croco auront la volonté de s'en sortir, mais ils sont confrontés au Réseau tout puissant.
Roman percutant qui nous plonge dans la réalité de ce fléau de la société qu'est le narcotrafic.
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Chantal D. : Comment aimer sa fille de Hila Blum.– traduit de l’hébreu par Valérie Zenatti. – Éditions Robert Laffont, 2023. – 341 p.
Prix Sapir en Israël.
Récit d'une grande sensibilité qui nous parle de l'amour maternel, plus précisément de la complexité du lien mère fille et des liens fusionnels qui deviennent étouffants et peuvent créer des ruptures. Dans ce roman on aura juste le point de vue de la mère Yoëlla. Mère et fille ont été inséparables, complices, jusqu'aux dix-huit ans de Léa, qui partira sans un mot et fera sa vie à Amsterdam, loin de sa mère. La plaie est douloureuse. Des années plus tard, Yoëlla apprendra où résident sa fille et ses deux petites filles. Elle tentera tout pour renouer. Ce texte interroge sur les relations qu'on a pu entretenir avec nos enfants.
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Didier : Le Pays dont tu as marché la terre de Daniel Bourrion.
Éditions Héloïse d’Ormesson, 2025. – 124 p.
Tout commence par l'annonce de la mort de René, un ami d'enfance du narrateur, perdu de vue. Mais ce René est absent de la photo de classe de maternelle. Pourquoi ? Le roman tente de redonner une présence à ce René, enfant en marge de l’école, dans un village lorrain. Le narrateur explore des fragments de vie, des traces d'une existence discrète où l'absence révèle davantage que les certitudes.
Avec une écriture inventive, souvent poétique, Daniel Bourrion construit un roman où les blancs, les ellipses, les allusions jouent un rôle central et redonnent un éclairage sur des existences en marge dans des territoires délaissés.
Daniel Bourrion est conservateur en chef des bibliothèques de l’Université d’Angers, passionné d’écriture numérique (nombreux écrits sur Publie.net). Ses écrits et travaux sont consultables sur son site
www.face-ecran.fr
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Coup de cœur 
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Madeleine : La Correspondante de Virginia Evans. traduit de l’anglais (États-Unis) par Leïla Colombier. La Table ronde, 2026. 329p. (Quai Volraire)
Roman épistolaire. Sybil est une dame d’un certain âge au franc-parler vivant seule dans le Maryland. Sa principale occupation est d’écrire des lettres et quelques mails, c’est ainsi qu’on entre dans son intimité. Au fil de ses lettres, on suit son parcours d’ancienne greffière passionnée par son métier et aussi son histoire personnelle. Cette
correspondance avec ses anciens collègues, sa famille, ses amis, ses voisins et même des écrivains où elle donne son avis sur ses lectures nous fait découvrir le portrait d’une femme multiple. Mais tandis que sa vue baisse, elle reçoit des lettres anonymes qui vont l’intriguer et l’amener à réfléchir et à se confronter à un pan douloureux de son passé.
Roman émouvant où les lettres permettent de comprendre les personnages et de suivre leur vie par petites touches.
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Marie-Geneviève : Terrasses : ou notre long baiser si longtemps retardé de Laurent Gaudé  ;  Actes Sud, 2024. - 132 p. (Domaine français)
L'auteur reprend le scénario des attentats de 2015, mais au travers du vécu des personnes concernées ( victimes, parents, soignants, pompiers, policiers...). On les suit tour à tour dans leur vie de cette journée ordinaire qui va bientôt virer au cauchemar.
Très fort ! Un coup de poing tout en délicatesse.
À lire en mémoire des victimes...
A la médiathèque
Coup de cœur 

samedi 20 juin 2026

Nos lectures de Juin 2026

Étaient présents : Bernadette, Chantal D., Chantal J., Madeleine, Marie-Geneviève, Marie-Madeleine, Roger.

Site de la médiathèque: https://www.facebook.com/mediatheque.bouguenais.44/


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Bernadette : La maison vide de Laurent Mauvignier; Éditions de Minuit, 2025. 743p.
Bernadette se joint aux nombreux lecteurs de Bouguenais Bouquine qui ont lu avec bonheur le dernier roman de Laurent Mauvignier.
Prix littéraire Le Monde 2025
Prix des libraires de Nancy-Le Point 2025
Prix Landerneau des lecteurs 2025
Prix Goncourt 2025.
Dans une maison vide subsistent un piano, une commode, une Légion d'honneur, une mèche de cheveux ainsi qu'une photographie avec un visage patiemment découpé aux ciseaux. Pour comprendre ce qu'il s'y est déroulé, le narrateur remonte le temps, affrontant l'histoire et le destin fracassé de Marie-Ernestine et Marguerite, confrontées à la violence des hommes et de deux guerres mondiales. [Electre]
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Chantal D. :Un choix d'amour de Valérie Forgues.– Éditions Triptyque,2023. –174p.
Le roman nous touche par sa simplicité, son authenticité, sa sincérité. La narratrice, écrivaine, plonge dans ses souvenirs, ses difficultés, ses rêves et ses interrogations. Elle décrit le courage pour prendre la décision de ne pas être mère. Ce sera sa soif de liberté qui l'emportera. Tout est abordé avec sensibilité. C'est une femme souvent
vulnérable, mais son choix est fort et sûr lorsqu'elle avorte. C'est une option difficile pouvant heurter celles qui s'épanouissent dans la maternité. Mais les multiples vécus des femmes sont à respecter.
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Didier : L'aube de Octavia E.Butler. traduit de l'anglais (États-Unis) par Jessica Shapiro ; préface de Marion Mazauric ; postface de Fania Noëlie . – Au diable Vauvert, 2022. – 422p. (Cycle Xenogenesis)
Octavia Buttler est une écrivaine californienne de science-fiction féministe. Elle est née à Pasadena dans un quartier mixte, marqué par la pauvreté et le racisme. Elle est morte en 2006 à 58 ans.
L'Aube est le premier tome de la trilogie Xenogenesis parue aux États-Unis de 1987 à 1989.
Lilith Iyapo, une humaine noire, s'éveille, seule, dans ce qui semble être une cellule. Elle se souvient d'une guerre nucléaire, mais aussi d'une voix qui lui pose des questions. Elle apprend peu à peu la vérité : la guerre nucléaire a rendu la Terre inhabitable, la race humaine a quasiment disparu. Les quelques survivants ont été enlevés par une race extraterrestre, les Oankalis qui vivent en symbiose de leur vaisseau. Lilith a été réveillée 250 ans après. Mais le sauvetage des humains a un
prix : les Oankalis imposent une symbiose forcée avec les humains, transformant à jamais leur ADN pour éliminer les défauts génétiques responsables de leur autodestruction. Lilith, choisie comme médiatrice, doit guider ses semblables vers cette nouvelle ère, tout en luttant contre sa propre répulsion et les résistances humaines. À travers une écriture sobre, mais puissante, Octavia Butler, première
femme afro-américaine à percer dans la SF, interroge l’éthique de la survie, le consentement, et les limites de l’humanité, tout en offrant une réflexion métaphorique sur l’esclavage et la domination. L’Aube mêle ainsi aventure spatiale et profondeur philosophique, faisant de ce roman une œuvre majeure, à la fois visionnaire et profondément humaine.
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Chantal J : Maman de Hélène Delforges .illustrations de Quentin Gréban. – Mijade, 2024
Chantal nous a fait partager son bonheur à la lecture de cet album.
Maman.
Un des premiers mots du monde.
Un nom unique, porté par des milliards de femmes.
Un mot pour dire l'amour, la tendresse, le lien, parfois le manque. Il y a autant de mamans qu'il y a d'enfants.
Pourtant, sur tous les continents, lorsqu'elles prennent leur bébé dans les bras, les mamans se ressemblent. [4e de couverture]
Coup de cœur 
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Marie-Geneviève : Ça peut pas rater de Gilles Legardinier ;  Fleuve éditions, 2015. - 474 p.
Marie, en couple depuis dix ans, se fait virer de son appartement par son compagnon très égocentré. Avec l'aide de sa collègue et amie de toujours, elle décide de se venger en utilisant des moyens pas très moraux. Par ailleurs, elle reçoit des lettres d'amour anonymes et soupçonne un à un tous les hommes de son entourage… Tout ça, sur
fond de crise professionnelle où les employés vont tenter de reprendre l'entreprise menacée de délocalisation.
Roman sans prétention, mais extrêmement drôle !! Plaisir de vacances.


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Marie-Madeleine : L’Homme-qui-dessine de Benoît Séverac. ; - Syros, 2014.– 208p.
C’est un polar préhistorique.
Mounj fait partie des « Hommes Droits ». Il parcourt le monde et fixe sur des écorces de bouleaux ce qu’il voit pour augmenter les connaissances de son clan. Il est fait prisonnier par « les Hommes qui Savent ». Ce clan est en butte à des assassinats répétés et inexpliqués. Mounj est accusé d’être le tueur et il a sept jours devant lui pour prouver son innocence.
Un roman bien écrit, avec du suspense, très documenté sur la vie de nos premiers ancêtres.
Original et intéressant.
Coup de cœur 
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Marie-Madeleine : Je me souviens de Falloujah de Feurat Alani.; - JC Lattès, 2023. – 285 p.
Une relation père-fils et l’émergence de secrets bien gardés dans l’histoire du père Rami.
La vie en Irak , l’exil pour fuir la dictature de Saddam Hussein, la difficile adaptation à la vie dans l’hexagone. Pour le fils prénommé Euphrate, qui a grandi en France, s’imposent la nécessité et l’urgence de connaître ses racines.
Auprès de son père malade et en fin de vie, il s’efforce de recueillir et de plonger au coeur de son histoire familiale. Un dialogue bouleversant parvient à se tisser.
Un très beau roman, servi par une belle écriture.
A la médiathèque
Coup de cœur 

samedi 16 mai 2026

Nos lectures de Mai 2026

Étaient présents : Chantal D., Éric Myriam, Roger, Marie-Annick et Madeleine

Site de la médiathèque: https://www.facebook.com/mediatheque.bouguenais.44/

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Chantal D.: Hors champ de Marie-Hélène Lafon ; 
L'histoire se déroule dans le Cantal natal de l'autrice, dans une ferme isolée, un peu au bout du monde. Cet isolement accompagne un huis clos entre le père et le fils, frère de Claire, condamné à reprendre l'exploitation familiale. Claire, bonne élève, est partie faire des études à Paris et est devenue enseignante. Les pages du roman sont souvent bouleversantes, notamment celles décrivant ce monde agricole qui travaille dur. Le frère, condamné au célibat, sombre dans l'alcoolisme. Ses parents sont omniprésents. Le poids du patriarcat est énorme. L'exploitation part en déliquescence. La sœur essaie de resserrer les liens avec son frère. Elle revient mais la communication est très difficile dans la famille. Comme toujours les paysages sont décrits magnifiquement.
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Roger : Ainsi Berlin de Laurent Petitmangin.
Fin de la guerre dans Berlin dévastée. Gerd, le narrateur et Kathe sont des communistes est allemands qui œuvrent pour la reconstruction. Kathe est une redoutable personnalité, proche d'Ulbricht dirigeant du pays. Ils réalisent un programme dans lequel des enfants, retirés de leurs familles, seront éduqués pour devenir l'élite. Gerd rencontrera Liz, une américaine.Au delà de l'intrigue amoureuse nos personnages sont dans des situations antagonistes. La construction du mur de Berlin s'accompagne de celles de tunnels pour s'exfiltrer vers l'Ouest. Des destins qui se croisent, des convictions qui vacillent, des moments dramatiques dans ce récit très prégnant.
Coup de cœur 
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Myriam : Il faut qu'on parle de Kevin de Lionel Shriver. À la veille de ses seize ans, Kevin Khatchadourian exécute froidement neuf personnes de son lycée américain. A travers des lettres qu'elle adresse au père de Kevin dont elle est séparée, sa mère retrace l’itinéraire meurtrier de leur fils. Procédant par des allers-retours entre le passé et le présent elle tente de trouver du sens face à cet acte monstrueux.
Un roman coup-de-poing, complexe, bien construit, qu'il faut lire jusqu'aux dernières pages. 
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Marieanick : Mon vrai nom est Elizabeth d'Adèle Yon .
Premier livre, la jeune autrice dynamite le récit familial et redonne une voix et sa dignité à son arrière-grand-mère Betsy, diagnostiquée schizophrène, dans les années 1950, enfermée et réduite au silence. Alors qu’elle craint pour sa propre santé mentale, Adèle Yon décide d’explorer les archives familiales et d’interroger ses proches en véritable « détective », à la recherche de son « double féminin fantôme ». 
La narratrice ne dispose, sur cette femme morte avant sa naissance, que de quelques légendes familiales dont les récits fluctuent. Une vieille dame coquette qui aimait nager, bonnet de bain en caoutchouc et saut façon grenouille, dans la piscine de la propriété de vacances. Une grand-mère avec une cavité de chaque côté du front qui accusait son petit-fils de la regarder nue à travers les murs. Soupçonnée de mettre le feu à sa maison la veille de son mariage. Des grossesses non désirées. C’est à peu près tout. Les enfants d’Elisabeth ne parlent jamais de leur mère entre eux et ils n’en parlent pas à leurs enfants qui n’en parlent pas à leurs petits-enfants. “C’était un nom qu’on ne prononçait pas. Maman, c’était un non-sujet. Tu peux enregistrer ça. Maman, c’était un non-sujet.” 
Mon vrai nom est Elisabeth est un premier livre poignant à la lisière de différents genres : l’enquête familiale, le récit de soi, le road-trip, l’essai. À travers la voix de la narratrice, les archives et les entretiens, se déploient différentes histoires, celles du poids de l’hérédité, des violences faites aux femmes, de la psychiatrie du XXe siècle, d’une famille nombreuse et bourgeoise renfermant son lot de secrets. 
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Madeleine : L'homme qui lisait des livres de Rachid Benzine ; 
Entre les ruines fumantes de Gaza et les pages jaunies des livres, un vieil homme attend. Il attend quoi ? Peut-être que quelqu'un s'arrête enfin pour écouter. Car les livres qu'il tient entre ses mains ne sont pas que des objets – ils sont les fragments d'une vie, les éclats d'une mémoire, les cicatrices d'un peuple.
Quand un jeune photographe français pointe son objectif vers ce vieillard entouré de livres, il ignore qu'il s'apprête à traverser le miroir. "N'y a-t-il pas derrière tout regard une histoire ? Celle d'une vie. Celle de tout un peuple, parfois", murmure le libraire. Commence alors l'odyssée palestinienne d'un homme qui a choisi les mots comme refuge, résistance et patrie.
De l'exode à la prison, des engagements à la désillusion politique, du théâtre aux amours, des enfants qu'on voit grandir et vivre, aux drames qui vous arrachent ceux que vous aimez, sa voix nous guide à travers les labyrinthes de l'Histoire et de l'intime. Dans un monde où les bombes tentent d'avoir le dernier mot, il nous rappelle que les livres sont notre plus grande chance de survie – non pour fuir le réel, mais pour l'habiter pleinement. Comme si, au milieu du chaos, un homme qui lit était la plus radicale des révolutions
Coup de cœur 
A la médiathèque

samedi 11 avril 2026

Nos lectures d'Avril 2026

Étaient présents : Anne, Bernadette, Chantal D., Didier, Jacques, Madeleine, Monique, Robert, Roger.

Site de la médiathèque: https://www.facebook.com/mediatheque.bouguenais.44/

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Bernadette : Lumière d’été, puis vient la nuit de Jon Kalman ; traduit de l’islandais par Éric Boury. - Gallimard, 2021. (Folio). – 305 p.
En Islande, un petit village de 400 habitants dans les fjords de l'ouest. La vie rude, le climat froid, la solitude, l'ennui, le vide rythment en apparence la vie des habitants. Pourtant, le narrateur (l'auteur) dresse les portraits de personnages aux histoires pittoresques, dramatiques parfois, rêveurs, passionnés. On découvre les liens entre les personnages. Les histoires font découvrir une vie riche et animée du village ; le récit est teinté d'humour, de poésie ; les descriptions des lieux, des ambiances nous plongent dans une atmosphère envoûtante de vent, de nuits longues et d'aurores boréales.
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Chantal D. : Quatre jours sans ma mère de Ramsès Kéfi. – Philippe Rey, 2025. – 204 p.
Premier roman.
La fugue d'Amani, femme de ménage à la retraite, va bouleverser sa famille. Amani vivait avec Hédi, maçon à la retraite, bougon, et leur fils Salmane, trente-six ans, un vrai Tanguy. Dans une cité HLM, en bordure de la forêt. Amani est partie sans un cri, laissant un mot «Je dois vraiment partir, mais je reviendrai». Salmane est bouleversé et lui, l'insouciant, culpabilise. Il enquête et comprend peu à peu qu'Amani se sentait bien seule et qu'elle avait besoin de revoir sa famille tunisienne. Il fait le voyage pour la retrouver. Le secret des parents se disant tous deux orphelins et donc ne retournaient jamais au pays, est dévoilé.
Ce premier roman est un hommage touchant aux mères, piliers des familles. Il met à nu les silences familiaux, les secrets autour de l'exil.
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Didier : Joseph de Marie-Hélène Lafon – buchet-Chastel, 2014. – 139 p.
Nous sommes dans le nord du Cantal, entre Riom-ès-Montagnes et Murat. Joseph est un ouvrier agricole proche de la retraite. D'ailleurs, il l'a déjà visitée la maison de retraite sur la route de Murat à l’entrée de Riom. Joseph habite chez son patron et sa patronne, qui ont un fils. Dans sa ferme, on s'entête à produire du Saint-Nectaire même si les ventes de fromage ne rapportent plus autant. Lorsqu'il reprendra l'exploitation, le fils modernisera.
C'est un récit de vie. Peu à peu, de souvenirs en digressions, on sait tout de la vie de Joseph. Maintenant, dans sa dernière ferme où il se sent bien, il est apaisé. Ça n'a pas toujours été le cas. Quinze ans de sa vie dans un enfer !
Il y a une grande puissance émotive dans les phrases de MHL. Et une justesse, une subtilité sans aucune fioriture. Un roman bref, mais dense qui donne envie de ne jamais cesser de lire tant la langue est musical.
L'autrice ne cache pas s'être inspirée d'"Un coeur simple" de Flaubert, qui raconte la vie d'une servante, Félicité. Même langue, même procédé, même réussite.
Coup de cœur 
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Robert : La vie qui reste de Roberta Recchia ; traduit de l’italien par Elsa Damien. – Istya & Cie, 2024. – 397 p.
Quand Betta, leur fille de 16 ans, est retrouvée morte sur une plage près de Rome, le couple que forment Marisa et Stelvio se délite. L'affection mutuelle et la complicité disparaissent, remplacées par le chagrin. Miriam, la cousine de Betta, qui était présente le soir du drame, est hantée par le secret de cette nuit. Grâce à Leo, elle parvient à remonter le fil de ses souvenirs.
Ce roman avait été sélectionné pour une lecture commune. Un certain nombre d’entre nous l’avait lu avec des avis divers.
A la médiathèque

samedi 7 mars 2026

Nos lectures de Mars 2026

Étaient présents : Bernadette, Chantal D., Didier, Éric, François, Madeleine, Marie-Geneviève, Marie-Madeleine, Roger.

Site de la médiathèque: https://www.facebook.com/mediatheque.bouguenais.44/

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Chantal D. : L’Âge fragile de Donatella DI Pietrantonio ; traduit de l’italien par Laura Brigon. - Albin Michel, 2025. – 254 p.
Amanda revient au village, dans les Abruzzes, après l'agression dont elle a été victime dans une rue de Milan, ville où elle étudiait. Elle s'enferme dans sa chambre. Lucia est impuissante devant la détresse de sa fille. Cela ravive une culpabilité, car elle est confrontée à des souvenirs douloureux. Elle avait vingt ans. Il s'agit du féminicide de deux jeunes campeuses de son âge qu'elle côtoyait. Son amie Doradice les accompagnait et a échappé au massacre. Lucie n'avait pas trouvé les mots pour aider son amie éprouvée. 
Dans ce récit tendu, l'auteure dénonce le poison de la culpabilité, la violence du féminicide et l'emprise des hommes dans les sociétés patriarcales rurales. Les filles y sont «dressées» à  obéir et ne sont pas préparées psychologiquement pour déjouer les pièges qu'elles peuvent rencontrer.
Elle dénonce aussi la responsabilité de la communauté face à l'auteur du crime. Les hommes du village ont laissé ce berger sans famille, sans repères, immature, vivre un abrutissement par le travail. On peut parler d'exploitation et de maltraitance. Sans cadre affectif, ce garçon n'a pas su réprimer ses pulsions.
L'espoir renaîtra grâce à Amanda qui s'investira dans un projet dynamisant le village. Les paysages des Abruzzes sont magnifiquement décrits. 
A la médiathèque
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Didier : Vie de David Hockney de Catherine Cusset. – Gallimard, 2018. – 183 p. 
Prix Anaïs Nin 2018
David Hockney, 88 ans, est une figure majeure du pop art et un artiste mondialement connu. Catherine Cusset n'est pas la biographe de David Hockney, mais sa narratrice. À partir des faits réels, elle construit un roman. Elle s'intéresse moins à l'œuvre du peintre, mais davantage à l'homme, excentrique, homosexuel assumé, hédoniste. Elle brosse le rapport passionné, fusionnel entre l'artiste et sa peinture, sa recherche constante de nouveaux procédés, de nouvelles techniques. Avec une écriture dépouillée, brève, Catherine Cusset peint un beau portrait d'artiste.
A la médiathèque
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François : La Sorcière de Jules Michelet (1798-1874). - Gallimard, 2016. (Folio classique). – 469 p.
Dans ce récit initialement publié en 1862, l'historien revient sur la figure de la sorcière dont il dresse un portrait à la fois lyrique et réaliste, se livrant ensuite à une lecture plus psychologique.
Livre présenté en lien avec l’exposition Sorcières au Musée d’histoire de Nantes (7/02 au 28/06)



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Madeleine : Nous sommes faits d’orage de Marie Charrel. – Éditions Les léonides, 2025. – 396 p.
Ce roman nous fait découvrir une Albanie faite de contes et de légendes et nous suivons dans ce récit trois temporalités différentes.
2023, nous sommes avec Sarah, trentenaire islandaise, partie découvrir « le village sans nom » dans les montagnes albanaises. Sarah vient d'hériter de sa mère Ester d'une bicoque dans ce village isolé avec une consigne « Trouve Elora ». Sa mère est toujours restée secrète sur son pays d'origine et sur sa jeunesse albanaise. Arrivée sur place, les gens du pays lui disent qu’Elora est morte il y a bien longtemps.
1989 Elora, adolescente de douze ans appelée fille de feu par les villageois. Sauvage, elle rêve de liberté, de ne plus être sous le joug des hommes dans cette société patriarcale et machiste. Société dont les fondations reposent depuis le moyen-âge sur le Kanun, livre de loi qui dicte le code d'honneur sanglant des vendettas et le devoir de vengeance qui en découle.
1970, trois jeunes hommes quittent le village pour partir étudier à Tirana en rêvant d'une vie meilleure loin de la rudesse des montagnes.
Contexte historique : de 1945 à 1985, l’Albanie est sous le joug du leader communiste Enver Hoxha , dirigeant tyrannique.
C’est un roman fort de par les thèmes qu'il aborde ; les racines et la quête d'identité, la place des femmes au sein d'une société patriarcale, l'impact de la nature, le poids des traditions, les amours empêchés, la résistance à l'oppression, le pouvoir des mots, les secrets de famille, la liberté.
A la médiathèque
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Marie-Geneviève : On était des loups de Sandrine Colette. Lattès, 2022. - 197 p.
Prix Jean Giono 2022 – Prix Renaudot des lycéens 2022
Un homme solitaire, amoureux de sa montagne, vit à l'écart de toute civilisation avec sa femme et leur fils de cinq ans et demi.
Un soir où il rentre de la chasse, il trouve sa femme tuée par un ours et son fils encore vivant sous elle pour le protéger. Il ne peut imaginer vivre avec un si petit enfant dans des conditions aussi difficiles. Mais son projet de le confier à de la famille vivant plus bas en plaine échouant, il se retrouve face à un énorme dilemme qui le conduira à entrevoir une solution extrême, mais que son instinct paternel lui permettra de surmonter.
Très dur, mais très beau ! La nature est oppressante, car hostile. On est dans la tête du père qui exprime ses sentiments violents, ses émotions qu'il ne sait exprimer. Et le manque de ponctuation participe à l'atmosphère oppressante. 
A la médiathèque




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Marie-Madeleien : Le Cartographe des Indes boréales de Olivier Truc.  -Métailié, 2019. – 630 p. - (Autres horizons)
C’est un grand récit d’aventures sur une période de 1628 à 1678.
C’est l’Europe sous Louis XIII et Louis XIV. Les Indes boréales, c’est une région de Laponie qui couvre la Suède, la Finlande et la Norvège.

C’est l’histoire d’Izko Detcheverry (un catholique) qui nait à Saint-Jean-de-Luz et qui rêve d’abord de devenir chasseur de baleines comme son père. Son destin le fera voyager en Laponie, en Hollande à Amsterdam, en Suède à Stockholm et aussi à la cité maudite de Piteâ en Suède.
Au cours de sa vie, il fera de nombreux séjours en prison. Izko devient cartographe, il parcourt l’Europe pour faire des relevés. Il en tire des cartes très bien documentées et se fait rapidement connaître pour ses grandes qualités de précisions géographiques. Il se retrouve au cœur de guerres d’influences entre religieux ( protestant/catholiques), au cœur d’enjeux financiers ( exploitation du minerai de fer), en contact avec de hauts dignitaires et de têtes couronnées, notamment à la cour de Suède. Il devient , sous la contrainte, espion du roi à la cour de Suède. En effet, un mystère plane sur sa famille. S’il refuse cette mission d’espionnage, son père et sa mère pourraient être gravement menacés. En Laponie, il entre dans le monde et la culture des populations samis. Les Samis sont une population nomade vivant prioritairement de l’élevage des rennes. Cette population est menacée par les autorités suédoises qui veulent les évangéliser, les fixer pour mieux récupérer leurs terres.

La langue est belle, le rythme soutenu, les péripéties nombreuses.
C’est un voyage dans le temps, dans l’espace, mais aussi dans les consciences.

J’ai lu ce livre par périodes de vie avec plusieurs interruptions. Izko a 13 ans au début du livre.
A la médiathèque

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Roger : Les Belles promesses de Pierre Lemaitre. Calmann Lévy, 2026. (Les Années glorieuses, 4). – 502 p.
[« Le Grand monde », tome 1 - « Le Silence et la colère », tome 2 - « Un Avenir radieux », tome 3]
Sans le père, la famille Pelletier continue sa vie compliquée. L'aîné, Bouboule, toujours aussi fragile devant sa femme Geneviève, autoritaire, bête, mégalomane et méchante, si bien décrite et toujours imprévisible, même si on s'attend au pire, avec elle. Bouboule est tendre avec ses enfants et capable de compassion pour les expulsés de leurs logements afin de construire le périphérique parisien, réalisation dont il est l'un des financiers. Il sera décoré pour avoir sauvé un bébé lors de l'incendie d'un immeuble. Par ailleurs, il est l'assassin de plusieurs femmes, chaque fois sous une pulsion subite, et n'est jamais soupçonné. Sauf que son frère, journaliste, fait le rapprochement, entre ces crimes et la présence sur place de Bouboule, jusqu'à avoir des indices probants. Pierre Lemaitre a l'art de décrire des situations lourdes de suites. L'ambiance des trois glorieuses avec ses conséquences sociales, sur l'agriculture notamment, est présente et l'auteur y insère son récit avec brio.