samedi 10 janvier 2026

Nos lectures de Janvier 2026

Etaient présents : Bernadette, Chantal D., Chantal J., Daniel, Didier, François, Monique, Marie-Madeleine, Roger.Délicieux gâteau à la banane et thé offert par Chantal J.

Site de la médiathèque: https://www.facebook.com/mediatheque.bouguenais.44/

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Bernadette Le goût du rouge à lèvres de ma mère de Gabrielle Massat. Éd. Du masque, 2020.
Cyrus COLFER élevé dans le milieu de la pègre californienne dans les années 90, découvre à l'adolescence, sa mère (proxénète) morte, le corps sauvagement lardé de coups de couteau. Cyrus quittera San Francisco et le Milieu, et, pendant une dizaine d'années, il vivra de petits trafics. Son passé le rattrapera avec l'ouverture d'une «cold case» que 2 policiers de San Francisco sont chargés de résoudre suite à la découverte d'un homme mort. Ce dernier avait les coordonnées de Cyrus COLFER dans sa poche. Cyrus, mêlé à l’enquête (mi-truand, mi-indic) n'aura de cesse de vouloir trouver l'assassin de sa mère. À un détail près, c'est qu'il est devenu aveugle.
Roman noir captivant une fois bien ancré dans l'histoire, car il y a de nombreux personnages, de cadavres, de trahisons, de retours en arrière... et d'humour noir.
A la médiathèque
Coup de cœur 


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Chantal D. : A propos d'un village oublié de Véronique Mougin . Flammarion, 2025
Ce roman m'a beaucoup touchée, réconfortée même. Nous suivons la grand-mère de l'auteure, juive hongroise (Margrit sera Marguerite), fuyant Paris et se réfugiant dans le village de Mirabelle (Drôme) pour échapper à la persécution. Son amoureux, dont elle attend un enfant, est retenu dans un camp de travail. Marguerite et son nourrisson seront d'abord cachés chez le pasteur, puis à la ferme de la Combe. Le boulanger acceptera de cacher Raymond son neveu de huit ans, fils du frère de son mari. Récit touchant. Tout n'est pas parfait dans ce village où il y a eu, comme partout, de la collaboration, des dénonciations. Au milieu d'événements dramatiques, on côtoie la bonté ordinaire de tous ces justes. C'est une suite de petites choses, de petits gestes, qui aidèrent Marguerite à survivre.
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Chantal J. Son odeur après la pluie de Cédric Sapin-Defour.                                                                            préface de Jean-Paul Dubois. Éd de la Loupe, 2023
Le récit du lien, unique, surpassant tellement d'autres relations, qui unit l'auteur à son bouvier bernois Ubac. Prix littéraire 30 millions d'amis 2023.
Chantal nous a lu un passage de la préface et du roman.
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Coup de cœur 


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Didier : Le dernier hiver de Marcus Malte. Éd. Du Rouergue, 2025. (Doado).
Le narrateur est un bonhomme de neige, haut de ses 300 ans d’existence. Il nous confie ses joies, ses émotions, ses peurs. Il dresse le portrait de ceux qui lui donnent vie et s’interroge sur la fragilité de son existence. Dans un style simple, mais empli d’émotion, Marcus Malte nous livre un conte sensible.
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Didier évoque aussi la mort de Pierre Bordage, auteur français de science-fiction à qui l’on doit, entre autres, Les Guerriers du silence (trilogie) édité chez l’Atalante, Tout sur le zéro (sur l’addiction au jeu) et la trilogie Jean et Clara, dont le premier tome, Ceux qui sauront, où Pierre Bordage imagine une uchronie avec un monde dans lequel l'instruction pour tous serait interdite.
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François Le Problème à trois corps de Liu Cixin. traduit du chinois par Gwénnaël Gaffric. Actes Sud, 2016. (Exofictions).
Premier volet d'une trilogie. Chine, années 1960. En pleine révolution culturelle, le pouvoir lance un programme de recherche de civilisations extraterrestres. Ye Wenjie, une astrophysicienne, envoie dans l'espace un message contenant des informations sur la civilisation humaine capté par les Trisolariens, qui s'apprêtent à abandonner leur planète menacée par son système solaire. Le titre fait référence au problème à N corps en mécanique orbitale.
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samedi 13 décembre 2025

Nos lectures de Décembre 2025

Etaient présents : Bernadette, Chantal D., Chantal J., Claudie, Daniel, Didier, Éric, Monique, Madeleine, Marie-Geneviève, Marie-Madeleine, Roger

Site de la médiathèque: https://www.facebook.com/mediatheque.bouguenais.44/

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Bernadette : Les 8 vies d’une mangeuse de terre de Mirinae Lee.
traduit de l’anglais (Corée du Sud) par Lou Gonse. Phébus, 2025.
Premier roman
Dans une maison de retraite Sud-Coréenne, une employée propose à ses pensionnaires de lui raconter leur vie ; autour de trois mots qu’elles choisissent, elle écrit leur histoire pour transmission à leurs descendants.
Mook Miran, 100 ans, née sous l'occupation japonaise, a connu la guerre du Pacifique, la guerre de Corée et la dictature Nord-Coréenne.
Pour survivre à tant de violence, elle a dû mentir et tromper le monde autour d'elle, se glissant dans la peau de personnes et personnages très différents pour rester saine et sauve.
Elle se prête volontiers à l'exercice proposé à condition de choisir huit mots qui correspondent à ses huit vies : esclave, reine de l’évasion, meurtrière, terroriste, espionne, amante et mère. On découvre le 8e mot presque à la fin du livre.
Ces récits, reliés entre eux, détaillent l'existence de Mook Miran sans omettre les violences qu'elle a subies. Nous découvrons la grande Histoire à travers ces récits « romanesques ».
Le livre est basé sur des témoignages réels que l'autrice cite en fin du livre.
Coup de cœur 


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Roger : La femme au kimono blanc d'Ana Johns 
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Typhaine Ducellier. éd. Charleston, 2024
Ce premier roman de cette autrice américaine est devenu un best-seller international et traduit en vingt-cinq langues. Roman bouleversant, magnifiquement écrit, inspiré d'une histoire vraie. Après la Deuxième Guerre mondiale, le Japon a connu sept années d'occupation américaine. Naoko s'éprend de Hajime, soldat de la marine américaine, alors qu'elle est promise à un riche homme d'affaires plus âgé qu'elle. Elle va défier toutes les conventions de la société japonaise. Hajime est épris d'elle et essaie d'intégrer les codes, notamment pour la rencontre de la famille lors d'un thé. Ce sera un échec. Naoko, déchirée entre son coeur et sa culture, ne peut renoncer à son grand amour. Ils se marient avec quelques amis, mais Hajime doit repartir en mer. Elle devra affronter seule le courroux familial et celui de la société pour sauver son enfant à naître. Les enfants métis sont rejetés. Hajime ne reviendra pas. Le choix impossible de Naoko bouleversera son destin et celui des générations futures. Ce roman montre les conséquences de la Grande Histoire, ici la guerre, sur les vies humaines. Le secret autour de Hajime sera révélé par une Lettre...
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Coup de cœur 
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Chantal J. : Les dits de Nantes de Françoise Moreau.
Chantal nous a lu un passage de ce livre.
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Daniel : Tout le monde aime Clara de David Foenkinos.Gallimard, 2025.
Une vie de couple classique, presque banale. Mais voilà, le désir d'enfant devient une épreuve. Et lorsque le bébé providentiel arrive, le père assume avec joie le fait d'élever avec amour son enfant, Clara. Alexis, dont la vie austère dans une banque, revit. Sa femme travaille dans le cinéma toute la semaine. Et ce qui devait arriver arriva. Elle jette son dévolu sur un régisseur, baroudeur, sportif et excellent amant. Le couple divorce, Clara grandit, mais un accident de la vie va la faucher en pleine jeunesse : très long coma, quelques mois et, dans cette épreuve, étrangement, le couple se reforme. Quand Clara se réveille enfin de cette longue période entre la vie et la mort, elle est transformée. Elle constate qu'elle a un don de voyance. Alexis, son père, grâce à la générosité d'une cliente de la banque qui avait jeté son dévolu sur lui, se lance dans l'écriture avec un écrivain qui n'a rien écrit depuis 40 ans, un seul livre publié aux éditions de Minuit. Échec total pour cet homme aigri, mystérieux. Il va retrouver de l'allant et de la joie en réussissant à publier son second livre avec les dons de voyance de Clara.
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Coup de cœur
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Madeleine : Nourrices de Séverine Cressan.Dalva, 2025
Ce roman évoque la maternité dans un village rural, à une époque indéterminée où la femme était marchandise et l’allaitement une industrie nourricière.
On découvre dans ce récit la vie dure des nourrices, ces mères sur lesquelles a reposé toute une industrie pendant plusieurs siècles. La denrée précieuse, c’est le lait maternel qui rapporte un peu d’argent indispensable à la survie des familles.
On suit plus particulièrement l’histoire de Sylvaine qui, son petit garçon à peine sevré, accueille chez elle une petite fille de la ville. Lors d’une nuit de pleine lune, guidée par une force mystérieuse, elle découvre dans la forêt un nourrisson abandonné, accompagné d’un carnet qui raconte son histoire …
Même si le contexte est rude, dur et quelquefois violent, ce texte révèle une grande humanité, la tendresse, l’amour maternel et la solidarité féminine dans une atmosphère un peu mystique où la nature prend sa place.
A la médiathèque
Coup de cœur


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Marie-Geneviève Dessous les roses d'Olivier Adam. Flammarion, 2022
Une famille modeste de banlieue où les échanges et les démonstrations affectueuses n'existent pas. Le père va être enterré et les trois enfants se retrouvent près de la mère dans la maison familiale chargée de souvenirs.
Mais ils ne sont pas les mêmes pour tous. Chacun, en fonction de sa place dans la fratrie et du rôle assigné, a son propre ressenti, ses rancoeurs...
Cependant, l'aîné qui avait pris ses distances avec la famille va se réconcilier avec son père avant qu'il ne meure...
Beau roman (un peu moins déprimant que d'autres) qui explore avec justesse les relations complexes au sein d'une famille.
A la médiathèque
Coup de cœur


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Marie-Madeleine : La confrérie des moines volants de Metin Arditi. Grasset, 2013
C’est l’histoire de Nikodime Kirilenko, un ermite installé dans la forêt profonde. Il a soustrait au régime bolchévique des trésors d’art sacré : icônes, tableaux, reliquaires…
En effet, entre 1918 et 1938, le régime soviétique d’alors a détruit, pillé, vendu tout ou presque de ce que l’Église russe comptait comme trésors.
Nous sommes dans la région de Saint-Pétersbourg, appelée alors Leningrad.
Metin Arditi nous fait revivre cette période historique à travers les portraits truculents de Nikodime et de ses disciples aux profils bigarrés.
Deux parties principales : en 1937, la vie d’un ermitage. En 2000, chez un photographe de renom à Paris dans le tourbillon d’un vernissage d’exposition « Les plus belles femmes du monde ». Pour ses funérailles, le père de Mathias a demandé à être inhumé suivant le rite orthodoxe.
Excellent roman.
Coup de cœur


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Roger : Seules les bêtes de Colin Niel. Ed. Du Rouergue, 2017.
Roman policier avec une intrique particulièrement remarquable. Un village dans la montagne. Une femme y disparaît au cours d'une randonnée solitaire. Une assistante sociale visite les fermiers seuls et isolés. Les gendarmes n'ont aucun indice. Puis l'époux de cette assistante disparaît à son tour, son véhicule retrouvé au même endroit que celui de la disparue. L'intrigue prend sa source en un lieu inattendu et l'histoire est magnifiquement «ficelée». Tellement bien que le cinéma s'emparera du sujet. Colin Niel est l'auteur de Darwyne, histoire d'un petit garçon infirme des pieds vivant dans un bidonville avec une mère qu'il vénère alors qu'elle est capable de bien des cruautés. Livre magnifique, lui aussi.
A la médiathèque
Coup de cœur


samedi 15 novembre 2025

Nos lectures de Novembre 2025

Etaient présents : Chantal et Roger D.;Monique ;Bernadette ;Madeleine ; Marie Madeleine ;Robert ;Chantal J ;Claudie et Anne Marie

Site de la médiathèque: https://www.facebook.com/mediatheque.bouguenais.44/

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Chantal D. : La maison vide de Laurent Mauvignier
Il s’agit d’une saga familiale poignante, qui s'étend sur un siècle et traverse les deux guerres mondiales. La Maison Vide, belle maison bourgeoise familiale, fermée pendant vingt ans, garde les traces de ses anciens occupants : un piano, une commode, des photos vigoureusement raturées ou découpées, notamment celles de Marguerite, la grand-mère de l'auteur. On découvre alors l’histoire de Marguerite, à travers celle de sa mère Marie-Ernestine, arrière-grand-mère du romancier :  traumatisée par son mariage arrangé qui la prive de son entrée au Conservatoire de Musique et de ses études, Marie-Ernestine sera incapable d'aimer sa fille Marguerite, qui nait de cette union forcée. Ce quasi abandon de Marguerite sera porteur de hontes à venir lors de la guerre de 39-45. L'écriture est très travaillée avec des phrases qui peuvent courir sur une page. L'auteur a voulu sortir de l'oubli cette femme rejetée par toute la famille. Il dénonce les horreurs de la guerre, le poids du patriarcat et le fonctionnement des sociétés villageoises et bourgeoises. 
Prix Goncourt 2025. 
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Coup de cœur 


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Roger : La femme au cheveux roux d'Orhan Pamuk. 
En fin d'adolescence, Cem est embauché par un puisatier pour financer ses études. Nous sommes dans un village proche d’Istanbul. La vie est dure et le point d'eau est un trésor autour duquel la vie s'organise. Dans le cas présent l'installation d'une usine est conditionnée par l'édification du puits. Cem continue d’étudier et de se cultiver. Lorsqu'il va au village il rencontre une comédienne qui joue sous un chapiteau dont il tombe amoureux. Bien plus âgée que lui, elle  remarque la séduction qu'elle opère sur le jeune garçon et va le séduire. Aventure d'un jour qui le laisse rêveur. Paniqué, il disparait en abandonnant son patron accidentellement blessé au fond. Toute sa vie, il reste tourmenté par cet acte. Après une très brillante carrière dans les affaires immobilières, il parcourt les musées et lieux d’histoire avec sa femme qui est stérile. L'histoire d'Œdipe et celle du père tuant son fils virent à l’obsession et ponctuent la vie de ce couple sans enfant. Sa vie va basculer lorsqu'il aura un grand projet sur le lieu même de ses tourments de jeunesse : le fameux puit. Histoire bien construite avec un dénouement bouleversant. Les pensées et les sentiments des personnages sont parfaitement décrits.
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Bernadette : Le roman policier de Philibert Humm.
A Pau, depuis quelques années, disparaissent les U des enseignes ; « chaussures »  se transforme en « cha-ss-res ».. « clinique » en « cliniq-e »  au grand agacement des propriétaires des boutiques et exaspère les passants.
3 personnages, ni policiers, ni journalistes, ni détectives s'improvisent enquêteurs. Philippe HUMM (l'auteur) embarque son complice Vincent DEDIENNE (l'acteur) dans une enquête farfelue ; ils seront rejoints par un 3ieme personnage.
Qui vole les U et pourquoi ? Toutes les hypothèses sont investiguées ; une ancienne parisienne pourrait être la coupable. ?.. un herisson... ? Les magasins U ?
Ce n'est pas un polar haletant, mais on s'amuse des calembours, de l'autodérision et de l'humour des situations.
Lecture divertissante. 
A la médiathèque
Coup de cœur

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Madeleine : J'emporterai le feu  de Leila Slimani.
3ème tome de la trilogie le pays des autres.
Enfants de  la 3ème génération de la famille Belhaj, Mia et Inès élevées par leurs parents partent en France pour leurs études. Elles découvrent une nouvelle culture, cherchent leur place, et à travers le regard des autres, affrontent le racisme également dans ce monde qui leur parait parfois incompréhensible.
Dernier volet de cette fresque familiale, inspirée de la propre histoire de famille de  l’autrice, ce texte est d’une grande puissance.
A la médiathèque
Coup de cœur
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Claudie : Miss Islande de Audur Ava Olafsdottir- Ed Zulma.
Les années 60, sur cette île de feu et de glace où conservatisme et patriarcat écrasent toute velléité d'émancipation féminine, Hekla, du nom d'un volcan, jeune femme portée vers l'écriture et la littérature, quitte sa contrée natale pour s'offrir un destin à contre-courant de celui auquel elle était prédestinée .
Invitée avec insistance à briguer le titre de Miss Islande, elle refuse et part avec une petite valise contenant sa machine à écrire Remington, ses manuscrits et son roman en cours. 
"Le lendemain, je me présente à l'hôtel Borg, en pantalon, pour remettre ma démission. Le monde n'est pas comme tu voudrais, rétorque le chef de rang, tu es une femme, il faut bien que tu l'acceptes. "
Elle rencontre un poète qui est jaloux de son talent, elle finira par le quitter pour aller rejoindre son ami marin homosexuel à Reykjavik, Jon John, aussi victime du carcan social. Elle entretient une correspondance avec son amie Isey, tout aussi passionnée de littérature et qui vit avec son mari et ses enfants, enfermée dans sa maison. 
"Je cache mon journal intime au fond du seau dont je me sers pour faire le ménage. Lydurne (son mari) ne comprendrait pas que je passe mon temps à écrire sur des choses qui n'existent plus, le passé, c'est le passé, dit-il. 
Une fois que j'ai écrit dans mon journal, je me sens aussi bien que si j'avais plié tout le linge et fait tout le ménage ".
"Tu vas t'en aller voir le monde et moi, je resterai ici en espérant que le poissonnier emballera mon aiglefin dans un poème ou un roman feuilleton ".
Beaucoup de finesse, d'humour et de sensibilité dans ce roman autour de 3 personnages. 
Incipit : Il faut porter en soi un chaos. Pour pouvoir mettre au monde une étoile qui danse "(Nietzsche), et puis, la forme de ce roman, parsemé de petits poèmes, truffés de références littéraires, aux chapitres courts et aux titres insolites :
Nous sommes tous pareils, des baleines déboussolées et mortellement blessées 
Les astres errants de l'océan 
La musique seule pour parler de la mort 
Nous sommes faits de l'étoffe de nos rêves 
Et puis l'ambiance de la littérature islandaise (J.K.Stefansson..) faite de froidure, de vents, d'océan furieux et de mots mouillés,   A lire sous la couette, dans l'intimité !
A la médiathèque

Marie Annick a rapporté le livre de Sorj Chalendon emprunté à Roger et a témoigné de son enthousiasme. Elle confirme de son côté le coup de cœur

samedi 18 octobre 2025

Nos lectures d'Octobre 2025

Les livres présentés le 18 octobre 2025 à la Médiathèque Condorcet

Étaient présents :
Bernadette, Chantal D., Chantal J., Claudie, Daniel, Didier, Jacques, Marianick, Monique, Roger.

















































samedi 27 septembre 2025

Nos lectures de Septembre 2025

Les livres présentés le 27 septembre 2025 au Westaminet


Étaient présents :
Bernadette, Chantal D., Chantal J., Claudie, Daniel, Didier, Éric, Jacques, Marianick, Marie-Geneviève, Marie-Madeleine, Monique, Roger

mardi 24 juin 2025

Nos lectures de Juin 2025

Etaient présents : Chantal D, Roger, Marie-Geneviève, Bernadette, Claudie, Marie-Madeleine

Site de la médiathèque: https://www.facebook.com/mediatheque.bouguenais.44/

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Chantal D. : Le paire de Catherine Litique

Jumeaux, Jeanne et Paul grandissent dans les Vosges. Enfants, ils se jurent de ne jamais rien se cacher. Puis survient la guerre, qui les  sépare. Chacun sera prisonnier de ses silences et Jeanne est brisée par une passion interdite -l'amour d'un allemand dont elle aura un enfant, sa fille Marie, qui ne saura jamais son histoire-. Le mari de Jeanne sera un vrai père pour l'enfant.

Paul, de son côté, s'est toujours tu sur ses escapades nocturnes et sera arrêté, fait prisonnier avant de mourir.

En fin de vie, Jeanne ira au camp du Struthof pour s'y libérer de son secret.

A la médiathèque
Coup de cœur 
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Bernadette : Filles de la mer de Mary Lynn Bracht. 
Roman de 2018 – Robert Laffont,Mary Lynn Bracht, américaine d'origine  sud-coréenne ; influencée par les épreuves  qu'ont endurées sa mère et des milliers d'autres femmes qui ont grandi pendant et après la seconde guerre mondiale.
Sur une petite île au sud de la Corée (Jeju) vit une communauté où les femmes Yaenyeo, pèchent en apnée pour subvenir aux besoins de la famille ; elles se transmettent ce don de mère en fille.
En 1943 durant la seconde guerre mondiale le Japon occupe en majeure partie l'Asie.
A cette époque, les mères protègent leurs filles et les avertissent du danger de rencontrer les soldats japonais qui enlèvent les filles pour qu'elles deviennent « femmes de réconfort » pour les soldats.
Hana (16 ans) est enlevée sur la plage, alors que sa petite sœur Emie est cachée.
Le récit alterne entre la dure vie d'Hana déportée en Mandchourie, et l'histoire d'Emie en 2011 qui espère retrouver sa sœur( ou des personnes qui l'auraient connue)  lors des manifestations auxquelles elle participe, devant l'Ambassade du Japon pour faire reconnaître les atrocités de la guerre sur des milliers de femmes.
Ce roman est parfois difficile a lire mais nous apprend la souffrance , le calvaire et le courage de ces femmes pour survivre.
J'ai été bouleversée par ce roman en pensant aux femmes, filles et jeunes enfants, qui subissent les horreurs de la guerre malheureusement encore d'actualité.A la médiathèque
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Coup de cœur 
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Wallace de Colin Niel . Roman de 2024 , Déjà présenté par Marie-Madeleine
Mathurine, éducatrice travaille à l'ASE (aide sociale à l'enfance) a un petit garçon de 10 ans Wallace qu'elle élève seule.
Wallace est féru de jeux sur sa console et se fiche de la forêt Amazonienne, passion de sa maman.
Mathurine ne va pas bien suite au décès d'une jeune fille placée à l'ASE en famille d'accueil ; le père Tiburce veut savoir la vérité sur sa mort ; c'est un grand chasseur qui va s'immerger dans la forêt.
Darwin (enfant perdu dans la forêt pendant 10 ans) est considéré comme le monstre de la forêt qui s'attaque aux personnes qui s'aventurent dans la forêt. Il a une très forte emprise sur Mathurine qui va le chercher au point de se perdre dans la forêt et «d 'abandonner » Wallace plusieurs jours seul  à la maison. Wallace sera récupéré par l'ASE et placé en famille d'accueil.
Ce récit est étrange de part l'existence de personnages de légendes(le Maskilili), de monstres vivant dans la forêt Amazonienne ; on est emporté dans la profondeur de la forêt ; la description des végétaux est riche...
Le rêve et la réalité s'affrontent fortement au point d'être dérouté pendant la lecture. Ce fut mon cas.
J'aurai du lire le 1er livre « DARWIN », peut-être aurais-je mieux accédé à la lecture de « WALLACE ».
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Coup de cœur 
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Roger : Les contreforts de Guillaume Sire.
Un immense château fort avec ses donjons, ses coursives, ses nombreux escaliers et chemins de ronde. Un monument historique que les propriétaires, vignerons, sont dans l'incapacité financière d'entretenir. Sauf à faire des réparations eux mêmes.
Le père, un colosse qui n'a peur de rien ni de personne règle ses différents par la bagarre et balaie les menaces de saisie de son bien par la puissance publique qui veut prendre en charge l'entretien de cette immense bâtisse.
La fille,17 ans, est le pilier de cette famille. Elle sait tout faire, la soudure, la maçonnerie, la mécanique pour réparer les machines et, évidemment, les réparations. Elle est un phare pour son jeune frère qui pose des collets pour nourrir les siens.
On vit le quotidien de ces gens avec l'aboutissement inéluctable de l'expulsion dans des conditions dramatiques. 
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Claudie : La femme murée de Fabienne Juhel- Editions du Rouergue.La folle de St Lunaire, la demeurée, la sorcière, c'est Jeanne Devidal qui vécut 100 ans (1908/2008) dans cette maison tarabiscotée, en Bretagne, près du Cap Fréhel, une maison refuge, forteresse qu'elle agrandit, rafistole, décore avec tout ce qu'elle trouve sur la plage et qu'elle incorpore au mortier, cette maison débordant sur la rue, verrue dans le paysage de la Côte d'Emeraude , abritant au centre un tilleul,  tout était objet de scandale et de fascination chez cette femme pas comme les autres ( la curiosité a même poussé des opérateurs touristiques à approcher cette "oeuvre d'art brut " comparée au Facteur Cheval) 

Cette femme qui crie la nuit, revivant lorsqu'elle était résistante les tortures infligées par les nazis.

Jeanne Devidal dévide sa vie dans cette forteresse qui la protège, l'auteur en réalise un récit fictif et poétique. 
A la médiathèque
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Marie-Geneviève : La sage-femme de Berlin de Anna Stuart.
Ester  est une survivante d’Auschwitz où son bébé lui a été enlevé et donné à la femme d'un SS.
Lui ayant tatoué son N° de prisonnière sous l'aisselle, elle n'aura de cesse de retrouver sa fille, mais l'histoire va encore contrarier son espoir par la construction du mur à Berlin (1961).
On suit alternativement les 2 filles d'Ester : Olivia (qu'elle a adopté bébé) sportive de haut niveau à l'Est et Kirsten, sa fille biologique vivant à l'Ouest, qui vient d'apprendre son histoire et qui cherche à connaître sa mère biologique.Très instructif sur la vie à Berlin au moment de la guerre froide et sur la construction du mur. Histoire intéressante et prenante malgré une écriture ordinaire.
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Marie-Madeleine : Le livre des heures de Anne Delaflotte Mehdevi. 
Une écriture douce et simple nous transporte dans le Paris médiéval sur l’île de la Cité.
C’est l’histoire de Marguerite qui grandit entre l’atelier de son père enlumineur et son parrain apothicaire.
Marguerite est en contact quotidien avec des pigments, des pierres broyées…tout élément de la nature. Elle est irrésistiblement attirée par les couleurs, les jeux de lumière.
Elle observe, manie le pinceau, dessine , se forme au contact de son grand-père et des employés au sein de l’atelier d’enluminure.
Mais , elle est une femme ! Sa mère la rappelle fréquemment à sa condition et ne pense qu’à lui trouver le meilleur mariage arrangé.
Amour des couleurs et de la vie, art du livre,voilà un roman sensible assorti d’un portrait d’une battante. Par sa passion et son obstination, va-t-elle  parvenir à réaliser ses rêves ?
Coup de cœur 

Madeleine nous a recommandé le livre de Bérénice Pichot « La petite bonne ». Livre très apprécié aussi par Chantal D.

samedi 17 mai 2025

Nos lectures de Mai 2025

Etaient présents : Chantal D., Chantal J., Didier, Marie-Geneviève, Marianick, Robert, Claudie, Madeleine et Roger

Site de la médiathèque: https://www.facebook.com/mediatheque.bouguenais.44/

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Bernadette : La patience des traces de Jeanne Benameur. Actes Sud, 2022
Le bol bleu préféré qu'il casse un matin, et toute sa vie qui bascule, Simon, psychanalyste, à un moment de sa vie, décide de faire le point sur lui-même. Il part au Japon ; est hébergé chez un couple sur une île où il apprend la vie traditionnelle des Japonais .
Mme Ito est collectionneuse de magnifiques tissus anciens ; et son mari Daisuke travaille dans son atelier de céramiste où il pratique l'art du Kintsugi, qui consiste à réparer les objets brisés en recouvrant d'une poudre d'or les jointures. « On est heureux de redonner vie à ce qui était voué à l'anéantissement. On marque l'empreinte de la brisure. On la montre. C'est la nouvelle vie qui commence... »
Pour Simon, l'environnement est propice à la méditation et à s'écouter, lui qui a toujours écouté les autres et leurs blessures. Il plonge dans ses souvenirs d'enfance avec Louise et son grand ami Mathieu ; il dévoile ses erreurs et ses blessures enfouies , ses secrets.
C'est un beau roman tout en calme, délicatesse, poésie ; la recherche d'une paix intérieure. L'histoire d'une renaissance.
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Chantal D. : Les guerres précieuses de Perrine Tripier. Gallimard, 2022
Premier roman.
Une femme décide de passer toute sa vie dans la maison de son enfance. Elle évoque ses souvenirs joyeux, saison par saison, et aussi sa tristesse quand, âgée, elle doit la quitter. Écriture très soignée, descriptive, infiniment poétique et riche en images.
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Claudie : La pluie ébahie de Mia Couto ; traduit par Elisabeth Monteiro Rodrigues. Chandeigne & Lima, 2025 
(Bibliothèque lusitane poche)
Un petit récit précieux, fable ou conte :
Un jeune garçon (le narrateur), vit avec sa famille au sein d'un petit village mozambicain qui s'appelle Senaller.
La sécheresse règne, la pluie reste suspendue, elle ne tombe pas, le fleuve maigrit, l'usine, qui est proche, crache des fumées noires. Le grand-père, qui a perdu sa femme, Ntoweni, est assis sur sa chaise à côté d'une chaise vide, celle de Ntoweni. Il parle des légendes et des histoires d ancêtres à son petit fils, son père, qui travaillait au fond de la mine, en est revenu vide et absent, sa mère va voir le patron de l'usine (un blanc) pour y faire quoi ?
Sa tante, soeur de sa mère, se sent désoeuvrée .
Qui suspend la pluie ? Malédiction des dieux ? Les fumées ?
Mia Couto, (un des écrivains lusophones les plus reconnus) nous parle de son pays, sous des visions fantastiques, il est question de colonisation, de racisme et de servitude.
Écriture et traduction inventives, on lit ce récit comme un poème, des petites gouttes de pluie qui scintillent.
Coup de cœur 
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Didier : Terres promises de Bénédicte Dupré la Tour. Les Editions du Panseur, 2024
Cet écrit, réalisé à l’aller d’un voyage à New-York, est un journal de bord très poétique avec des notes brèves.
Jacques nous en lit quelques extraits.
Blaise Cendrars, engagé pendant la guerre 14-18 dans la Légion Etrangère perd son bras droit ; il publiera une œuvre intitulée « la main coupée ». A la guerre 39-45, il sera exilé à Aix. Il meurt en 1962.
Parmi ses ouvrages remarquables, « bourlinguer », « l’homme foudroyé ».
L’oeuvre de Blaise Cendras (romans, reportages, poèmes, mémoires) est placée sous le signe du voyage, de l’aventure ; il mêle l’imaginaire au réel.
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Isabelle (par courriel)  : Emirage de Emma Férey. Albin Michel, 2024.
Premier Roman
Je comptais présenter un premier roman / polar d’Emma Ferey (fille de l’écrivain Caryl Ferey) . Très bien écrit, une plongée dans un monde qui m’était totalement inconnu (les influenceurs et Dubai), monde glaçant de paraître, d’argent, luxe... du vide!!
J'ai découvert ce livre à la médiathèque de Pornic qui organise, avec d’autres médiathèques de la région, un prix du polar.
Coup de cœur 
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Madeleine : La joueuse d'échecs de Bertina Henrichs. Liana Levi, 2006. (Piccolo)
Dans l’île de Naxos, Eleni est femme de chambre dans un hôtel fréquenté par les touristes. Elle mène une vie bien réglée entre son travail, un mari garagiste épousé à dix-huit ans, deux enfants adolescents et une amie d’enfance. Son seul espace de liberté, ce sont les chambres qu’elle fait chaque matin, les objets qu’elle y remarque, à travers lesquels elle imagine d’autres vies… Un jour, par un geste maladroit, elle renverse une pièce sur un échiquier sur lequel une partie est engagée. Intriguée, elle en achète un, électronique, et c’est le début d’une passion dévorante pour ce jeu.
Faisant fi de la pression morale de son mari et des habitants de l'île qui voient cette activité d'un mauvais oeil pour une femme, elle ira jusqu'au bout de son émancipation.
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Roger : Les faux bouquineurs de Gonzague Pillon. J'ai lu, 2025
Mitch a connu des débuts difficiles. Puis il a travaillé chez un relieur et a acquis une compétence ainsi qu'une connaissance de livres anciens remarquables. Ensuite, il perd son travail et sa copine le quitte, alors qu'elle réglait la moitié du loyer. Sans le sou, avec des dettes, il est expulsé et est dépanné par son copain José, débrouillard et haut en couleur. Ce dernier, à la faveur d'un voyage, lui ramène un très vieux livre et lui demande ce qu'il vaut. Horrifié, Mitch découvre un livre d'exception, hors de prix, et se doute que José l'a obtenu de façon plus que douteuse. José va convaincre notre antihéros de venir avec lui dans cette abbaye où une armoire pleine d'ouvrages quasiment oubliés est à la portée du public. Ils montent un scénario astucieux pour s'emparer d'une partie du trésor et se rendent sur place avec un vieux Trafic de première génération qui leur donnera bien des soucis mécaniques. C'est un récit magnifique de truculences et de situations cocasses. Beaucoup d'action et de péripéties pour ces deux bras cassés qui vont connaître une aventure semée d'embûches. Lecture détendante. Plaisir assuré.
Coup de cœur