Etaient présents : Bernadette, Chantal D., Chantal J., Claudie, Daniel, Didier, Éric, Monique, Madeleine, Marie-Geneviève, Marie-Madeleine, Roger
![]() | Bernadette : Les 8 vies d’une mangeuse de terre de Mirinae Lee. traduit de l’anglais (Corée du Sud) par Lou Gonse. Phébus, 2025. Premier roman Dans une maison de retraite Sud-Coréenne, une employée propose à ses pensionnaires de lui raconter leur vie ; autour de trois mots qu’elles choisissent, elle écrit leur histoire pour transmission à leurs descendants. Mook Miran, 100 ans, née sous l'occupation japonaise, a connu la guerre du Pacifique, la guerre de Corée et la dictature Nord-Coréenne. Pour survivre à tant de violence, elle a dû mentir et tromper le monde autour d'elle, se glissant dans la peau de personnes et personnages très différents pour rester saine et sauve. Elle se prête volontiers à l'exercice proposé à condition de choisir huit mots qui correspondent à ses huit vies : esclave, reine de l’évasion, meurtrière, terroriste, espionne, amante et mère. On découvre le 8e mot presque à la fin du livre. Ces récits, reliés entre eux, détaillent l'existence de Mook Miran sans omettre les violences qu'elle a subies. Nous découvrons la grande Histoire à travers ces récits « romanesques ». Le livre est basé sur des témoignages réels que l'autrice cite en fin du livre. Coup de cœur |
![]() | Roger : La femme au kimono blanc d'Ana Johns Traduit de l’anglais (États-Unis) par Typhaine Ducellier. éd. Charleston, 2024 Ce premier roman de cette autrice américaine est devenu un best-seller international et traduit en vingt-cinq langues. Roman bouleversant, magnifiquement écrit, inspiré d'une histoire vraie. Après la Deuxième Guerre mondiale, le Japon a connu sept années d'occupation américaine. Naoko s'éprend de Hajime, soldat de la marine américaine, alors qu'elle est promise à un riche homme d'affaires plus âgé qu'elle. Elle va défier toutes les conventions de la société japonaise. Hajime est épris d'elle et essaie d'intégrer les codes, notamment pour la rencontre de la famille lors d'un thé. Ce sera un échec. Naoko, déchirée entre son coeur et sa culture, ne peut renoncer à son grand amour. Ils se marient avec quelques amis, mais Hajime doit repartir en mer. Elle devra affronter seule le courroux familial et celui de la société pour sauver son enfant à naître. Les enfants métis sont rejetés. Hajime ne reviendra pas. Le choix impossible de Naoko bouleversera son destin et celui des générations futures. Ce roman montre les conséquences de la Grande Histoire, ici la guerre, sur les vies humaines. Le secret autour de Hajime sera révélé par une Lettre... A la médiathèque Coup de cœur |
![]() | Chantal J. : Les dits de Nantes de Françoise Moreau. Chantal nous a lu un passage de ce livre. A la médiathèque |
![]() | Daniel : Tout le monde aime Clara de David Foenkinos.Gallimard, 2025. Une vie de couple classique, presque banale. Mais voilà, le désir d'enfant devient une épreuve. Et lorsque le bébé providentiel arrive, le père assume avec joie le fait d'élever avec amour son enfant, Clara. Alexis, dont la vie austère dans une banque, revit. Sa femme travaille dans le cinéma toute la semaine. Et ce qui devait arriver arriva. Elle jette son dévolu sur un régisseur, baroudeur, sportif et excellent amant. Le couple divorce, Clara grandit, mais un accident de la vie va la faucher en pleine jeunesse : très long coma, quelques mois et, dans cette épreuve, étrangement, le couple se reforme. Quand Clara se réveille enfin de cette longue période entre la vie et la mort, elle est transformée. Elle constate qu'elle a un don de voyance. Alexis, son père, grâce à la générosité d'une cliente de la banque qui avait jeté son dévolu sur lui, se lance dans l'écriture avec un écrivain qui n'a rien écrit depuis 40 ans, un seul livre publié aux éditions de Minuit. Échec total pour cet homme aigri, mystérieux. Il va retrouver de l'allant et de la joie en réussissant à publier son second livre avec les dons de voyance de Clara. A la médiathèque Coup de cœur |
![]() | Madeleine : Nourrices de Séverine Cressan.Dalva, 2025 Ce roman évoque la maternité dans un village rural, à une époque indéterminée où la femme était marchandise et l’allaitement une industrie nourricière. On découvre dans ce récit la vie dure des nourrices, ces mères sur lesquelles a reposé toute une industrie pendant plusieurs siècles. La denrée précieuse, c’est le lait maternel qui rapporte un peu d’argent indispensable à la survie des familles. On suit plus particulièrement l’histoire de Sylvaine qui, son petit garçon à peine sevré, accueille chez elle une petite fille de la ville. Lors d’une nuit de pleine lune, guidée par une force mystérieuse, elle découvre dans la forêt un nourrisson abandonné, accompagné d’un carnet qui raconte son histoire … Même si le contexte est rude, dur et quelquefois violent, ce texte révèle une grande humanité, la tendresse, l’amour maternel et la solidarité féminine dans une atmosphère un peu mystique où la nature prend sa place. A la médiathèque Coup de cœur |
![]() | Marie-Geneviève : Dessous les roses d'Olivier Adam. Flammarion, 2022 Une famille modeste de banlieue où les échanges et les démonstrations affectueuses n'existent pas. Le père va être enterré et les trois enfants se retrouvent près de la mère dans la maison familiale chargée de souvenirs. Mais ils ne sont pas les mêmes pour tous. Chacun, en fonction de sa place dans la fratrie et du rôle assigné, a son propre ressenti, ses rancoeurs... Cependant, l'aîné qui avait pris ses distances avec la famille va se réconcilier avec son père avant qu'il ne meure... Beau roman (un peu moins déprimant que d'autres) qui explore avec justesse les relations complexes au sein d'une famille. A la médiathèque Coup de cœur |
![]() | Marie-Madeleine : La confrérie des moines volants de Metin Arditi. Grasset, 2013 C’est l’histoire de Nikodime Kirilenko, un ermite installé dans la forêt profonde. Il a soustrait au régime bolchévique des trésors d’art sacré : icônes, tableaux, reliquaires… En effet, entre 1918 et 1938, le régime soviétique d’alors a détruit, pillé, vendu tout ou presque de ce que l’Église russe comptait comme trésors. Nous sommes dans la région de Saint-Pétersbourg, appelée alors Leningrad. Metin Arditi nous fait revivre cette période historique à travers les portraits truculents de Nikodime et de ses disciples aux profils bigarrés. Deux parties principales : en 1937, la vie d’un ermitage. En 2000, chez un photographe de renom à Paris dans le tourbillon d’un vernissage d’exposition « Les plus belles femmes du monde ». Pour ses funérailles, le père de Mathias a demandé à être inhumé suivant le rite orthodoxe. Excellent roman. Coup de cœur |
![]() | Roger : Seules les bêtes de Colin Niel. Ed. Du Rouergue, 2017. Roman policier avec une intrique particulièrement remarquable. Un village dans la montagne. Une femme y disparaît au cours d'une randonnée solitaire. Une assistante sociale visite les fermiers seuls et isolés. Les gendarmes n'ont aucun indice. Puis l'époux de cette assistante disparaît à son tour, son véhicule retrouvé au même endroit que celui de la disparue. L'intrigue prend sa source en un lieu inattendu et l'histoire est magnifiquement «ficelée». Tellement bien que le cinéma s'emparera du sujet. Colin Niel est l'auteur de Darwyne, histoire d'un petit garçon infirme des pieds vivant dans un bidonville avec une mère qu'il vénère alors qu'elle est capable de bien des cruautés. Livre magnifique, lui aussi. A la médiathèque Coup de cœur |

















































