samedi 11 avril 2026

Nos lectures d'Avril 2026

Étaient présents : Anne, Bernadette, Chantal D., Didier, Jacques, Madeleine, Monique, Robert, Roger.

Site de la médiathèque: https://www.facebook.com/mediatheque.bouguenais.44/

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Bernadette Lumière d’été, puis vient la nuit de Jon Kalman ; traduit de l’islandais par Éric Boury. - Gallimard, 2021. (Folio). – 305 p.
En Islande, un petit village de 400 habitants dans les fjords de l'ouest. La vie rude, le climat froid, la solitude, l'ennui, le vide rythment en apparence la vie des habitants. Pourtant, le narrateur (l'auteur) dresse les portraits de personnages aux histoires pittoresques, dramatiques parfois, rêveurs, passionnés. On découvre les liens entre les personnages. Les histoires font découvrir une vie riche et animée du village ; le récit est teinté d'humour, de poésie ; les descriptions des lieux, des ambiances nous plongent dans une atmosphère envoûtante de vent, de nuits longues et d'aurores boréales.
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Chantal D. Quatre jours sans ma mère de Ramsès Kéfi. – Philippe Rey, 2025. – 204 p.
Premier roman.
La fugue d'Amani, femme de ménage à la retraite, va bouleverser sa famille. Amani vivait avec Hédi, maçon à la retraite, bougon, et leur fils Salmane, trente-six ans, un vrai Tanguy. Dans une cité HLM, en bordure de la forêt. Amani est partie sans un cri, laissant un mot «Je dois vraiment partir, mais je reviendrai». Salmane est bouleversé et lui, l'insouciant, culpabilise. Il enquête et comprend peu à peu qu'Amani se sentait bien seule et qu'elle avait besoin de revoir sa famille tunisienne. Il fait le voyage pour la retrouver. Le secret des parents se disant tous deux orphelins et donc ne retournaient jamais au pays, est dévoilé.
Ce premier roman est un hommage touchant aux mères, piliers des familles. Il met à nu les silences familiaux, les secrets autour de l'exil.
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Didier : Joseph de Marie-Hélène Lafon – buchet-Chastel, 2014. – 139 p.
Nous sommes dans le nord du Cantal, entre Riom-ès-Montagnes et Murat. Joseph est un ouvrier agricole proche de la retraite. D'ailleurs, il l'a déjà visitée la maison de retraite sur la route de Murat à l’entrée de Riom. Joseph habite chez son patron et sa patronne, qui ont un fils. Dans sa ferme, on s'entête à produire du Saint-Nectaire même si les ventes de fromage ne rapportent plus autant. Lorsqu'il reprendra l'exploitation, le fils modernisera.
C'est un récit de vie. Peu à peu, de souvenirs en digressions, on sait tout de la vie de Joseph. Maintenant, dans sa dernière ferme où il se sent bien, il est apaisé. Ça n'a pas toujours été le cas. Quinze ans de sa vie dans un enfer !
Il y a une grande puissance émotive dans les phrases de MHL. Et une justesse, une subtilité sans aucune fioriture. Un roman bref, mais dense qui donne envie de ne jamais cesser de lire tant la langue est musical.
L'autrice ne cache pas s'être inspirée d'"Un coeur simple" de Flaubert, qui raconte la vie d'une servante, Félicité. Même langue, même procédé, même réussite.
Coup de cœur 
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Robert : La vie qui reste de Roberta Recchia ; traduit de l’italien par Elsa Damien. – Istya & Cie, 2024. – 397 p.
Quand Betta, leur fille de 16 ans, est retrouvée morte sur une plage près de Rome, le couple que forment Marisa et Stelvio se délite. L'affection mutuelle et la complicité disparaissent, remplacées par le chagrin. Miriam, la cousine de Betta, qui était présente le soir du drame, est hantée par le secret de cette nuit. Grâce à Leo, elle parvient à remonter le fil de ses souvenirs.
Ce roman avait été sélectionné pour une lecture commune. Un certain nombre d’entre nous l’avait lu avec des avis divers.
A la médiathèque