samedi 16 mai 2026

Nos lectures de Mai 2026

Étaient présents : Chantal D., Éric Myriam, Roger, Marie-Annick et Madeleine

Site de la médiathèque: https://www.facebook.com/mediatheque.bouguenais.44/

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Chantal D.: Hors champ de Marie-Hélène Lafon ; 
L'histoire se déroule dans le Cantal natal de l'autrice, dans une ferme isolée, un peu au bout du monde. Cet isolement accompagne un huis clos entre le père et le fils, frère de Claire, condamné à reprendre l'exploitation familiale. Claire, bonne élève, est partie faire des études à Paris et est devenue enseignante. Les pages du roman sont souvent bouleversantes, notamment celles décrivant ce monde agricole qui travaille dur. Le frère, condamné au célibat, sombre dans l'alcoolisme. Ses parents sont omniprésents. Le poids du patriarcat est énorme. L'exploitation part en déliquescence. La sœur essaie de resserrer les liens avec son frère. Elle revient mais la communication est très difficile dans la famille. Comme toujours les paysages sont décrits magnifiquement.
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Roger : Ainsi Berlin de Laurent Petitmangin.
Fin de la guerre dans Berlin dévastée. Gerd, le narrateur et Kathe sont des communistes est allemands qui œuvrent pour la reconstruction. Kathe est une redoutable personnalité, proche d'Ulbricht dirigeant du pays. Ils réalisent un programme dans lequel des enfants, retirés de leurs familles, seront éduqués pour devenir l'élite. Gerd rencontrera Liz, une américaine.Au delà de l'intrigue amoureuse nos personnages sont dans des situations antagonistes. La construction du mur de Berlin s'accompagne de celles de tunnels pour s'exfiltrer vers l'Ouest. Des destins qui se croisent, des convictions qui vacillent, des moments dramatiques dans ce récit très prégnant.
Coup de cœur 
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Myriam : Il faut qu'on parle de Kevin de Lionel Shriver. À la veille de ses seize ans, Kevin Khatchadourian exécute froidement neuf personnes de son lycée américain. A travers des lettres qu'elle adresse au père de Kevin dont elle est séparée, sa mère retrace l’itinéraire meurtrier de leur fils. Procédant par des allers-retours entre le passé et le présent elle tente de trouver du sens face à cet acte monstrueux.
Un roman coup-de-poing, complexe, bien construit, qu'il faut lire jusqu'aux dernières pages. 
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Marieanick : Mon vrai nom est Elizabeth d'Adèle Yon .
Premier livre, la jeune autrice dynamite le récit familial et redonne une voix et sa dignité à son arrière-grand-mère Betsy, diagnostiquée schizophrène, dans les années 1950, enfermée et réduite au silence. Alors qu’elle craint pour sa propre santé mentale, Adèle Yon décide d’explorer les archives familiales et d’interroger ses proches en véritable « détective », à la recherche de son « double féminin fantôme ». 
La narratrice ne dispose, sur cette femme morte avant sa naissance, que de quelques légendes familiales dont les récits fluctuent. Une vieille dame coquette qui aimait nager, bonnet de bain en caoutchouc et saut façon grenouille, dans la piscine de la propriété de vacances. Une grand-mère avec une cavité de chaque côté du front qui accusait son petit-fils de la regarder nue à travers les murs. Soupçonnée de mettre le feu à sa maison la veille de son mariage. Des grossesses non désirées. C’est à peu près tout. Les enfants d’Elisabeth ne parlent jamais de leur mère entre eux et ils n’en parlent pas à leurs enfants qui n’en parlent pas à leurs petits-enfants. “C’était un nom qu’on ne prononçait pas. Maman, c’était un non-sujet. Tu peux enregistrer ça. Maman, c’était un non-sujet.” 
Mon vrai nom est Elisabeth est un premier livre poignant à la lisière de différents genres : l’enquête familiale, le récit de soi, le road-trip, l’essai. À travers la voix de la narratrice, les archives et les entretiens, se déploient différentes histoires, celles du poids de l’hérédité, des violences faites aux femmes, de la psychiatrie du XXe siècle, d’une famille nombreuse et bourgeoise renfermant son lot de secrets. 
A la médiathèque
Coup de cœur 
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Madeleine : L'homme qui lisait des livres de Rachid Benzine 
Entre les ruines fumantes de Gaza et les pages jaunies des livres, un vieil homme attend. Il attend quoi ? Peut-être que quelqu'un s'arrête enfin pour écouter. Car les livres qu'il tient entre ses mains ne sont pas que des objets – ils sont les fragments d'une vie, les éclats d'une mémoire, les cicatrices d'un peuple.
Quand un jeune photographe français pointe son objectif vers ce vieillard entouré de livres, il ignore qu'il s'apprête à traverser le miroir. "N'y a-t-il pas derrière tout regard une histoire ? Celle d'une vie. Celle de tout un peuple, parfois", murmure le libraire. Commence alors l'odyssée palestinienne d'un homme qui a choisi les mots comme refuge, résistance et patrie.
De l'exode à la prison, des engagements à la désillusion politique, du théâtre aux amours, des enfants qu'on voit grandir et vivre, aux drames qui vous arrachent ceux que vous aimez, sa voix nous guide à travers les labyrinthes de l'Histoire et de l'intime. Dans un monde où les bombes tentent d'avoir le dernier mot, il nous rappelle que les livres sont notre plus grande chance de survie – non pour fuir le réel, mais pour l'habiter pleinement. Comme si, au milieu du chaos, un homme qui lit était la plus radicale des révolutions
Coup de cœur 
A la médiathèque