samedi 30 avril 2022

Nos lectures d'Avril 2022

Présents :  Chantal D., Marie-Madeleine, Roger, Isabelle, Bastien, Marie-Geneviève, Madeleine, Jacques, Bernadette.

Site de la médiathèque: https://www.facebook.com/mediatheque.bouguenais.44/

;
Bastien:  Réflexion  d’ Élisabeth Lim  .  La Chine doit faire face à une invasion de Huns. L'empereur ordonne un grand enrôlement dans tout le pays. Mulan, fille unique de la famille Fa va décider de prendre la place de son père boiteux pour protéger sa famille et son pays. Elle se travestit et entre dans l'armée sous le nom de Ping, sous les ordres du capitaine Shang Li. Au cours d'une bataille, le capitaine reçoit un coup mortel en la protégeant. Mulan très émue par ce geste, va tout faire pour que son capitaine s'en sorte vivant. C'est, accompagnée de Shishi, le gardien de Shang, qu'elle part dans le Diyu, le royaume des morts pour récupérer l'âme de son ami. Texte de Bastien
;
Isabelle :  L'autre moitié du monde  de  Laurine Roux . Un grand domaine, en Espagne, dans les années 30, est dirigé par un autocrate, exclavagiste. Une petite fille analphabète perçoit toute la réalité du mal infligé aux personnes. Elle est très touchée par un instituteur et son piano et ira vers l'école, apprenant progressivement à lire et à écrire. La vie de cette enfant sera marquée par la mort d'un proche, tué. Elle n'aura de cesse de venger tous les gens maltraités dans ce monde très riche mais dans lequel les ouvriers sont mal considérés. Les personnages sont « bien campés ». De la sensibilité. Belle écriture, poétique.
*Disponible à la médiathèque
;
Bernadette : La cuisinière de Mary Beth Keane . Histoire de la femme la plus dangereuse de New York : Marie Typhoïde (1869-1938). Elle est cuisinière et les médecins la repèrent comme porteuse saine de la fièvre typhoïde. Elle est arrêtée et mise à l'isolement sur une île face à Manathan. Cette femme indépendante et insoumise refusera de coopérer. Enfermée pendant plusieurs années, elle restera dans le déni de « sa maladie ». Elle tentera de prouver qu'elle n'est pas contagieuse. Puis les journalistes vont s'en mêler et son procès mettra l'Amérique en émoi. Réussissant à sortir de l'isolement, elle repartira, cuisinière à nouveau, mais dans un autre État, toujours porteuse du germe. Cette femme aura été malmenée et maltraitée.
;
Jacques: Et le ciel m'est rendu de René Guy Cadou . C'est une édition récente d'un recueil de poèmes que l'auteur n'avait pas voulu publier. Jacques « fréquente » R. G Cadou depuis l'âge de 17 ans !

;
Chantal D. : La couleur de l'eau de James Mc Bride .L'auteur américain est journaliste, écrivain et musicien. Obama honorera son écriture « humaniste ». Il rend hommage à sa maman, femme très croyante, forte, fière et très volontaire. Jeune juive polonaise, avec une influence religieuse forte, elle épousera un pasteur noir américain et se convertira au christianisme. Ils auront huit enfants. Remariée elle élèvera aussi les quatre enfants de son second mari. Très croyante, mais « pas une sainte », elle glorifie la culture et le savoir. « La richesse sans la culture n'a aucune valeur ». Elle est surtout, et avant tout, sans préjugés et antiraciste. Grandir aux États Unis pour un enfant noir est un héritage difficile à porter. Même dans la précarité, il faudra accéder au maximum d'enseignement. Seul élève de couleur, l'auteur va intégrer un établissement pour les blancs où, timide, il aura des difficultés à vivre. Sa mère, quoique méprisée par les blancs, sera dynamique, hypersécurisante. Sa maison sera toujours dans un grand désordre (elle a un travail extérieur). Elle communiquera la joie de vivre avec comme priorité, l'avenir de ses enfants, dans les meilleures écoles. Il y aura des moments difficiles mais ils réussiront tous.
*Disponible à la médiathèque
;
Chantal D. : S'adapter de Clara Dupont-Monod. Histoire racontée par la fratrie de l'enfant différent. Les bouleversements vécus par chaque membre de la famille nous touchent. Roman magnifique, lumineux, qui se déroule dans la maison familiale dans une nature belle et puissante.
*Disponible à la médiathèque
;
Marie-Madeleine : J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond d'Alexis Jenni . . (Prix Goncourt pour L'art français de la guerre). C'est l'histoire vraie de John Muir, créateur des Parcs Nationaux, aux États Unis qui aura eu une enfance très rigoriste. Nous sommes en 1875. Beaucoup d'évocations de la nature, des animaux, des grandes forêts. Très beau récit.
;
Marie-Geneviève : Paroles d'honneur de Leila Slimani (texte) et Laêtitia Coryn (illustration). B.D. sur les rapports hommes-femmes au Maroc. Poids de la société, de la religion d'État et de la loi coranique. L'auteure a rencontré des femmes marocaines et témoigne. Il y est difficile de tisser des relations saines entre les sexes.
*Disponible à la médiathèque
;
Roger : La tante qui ne voulait pas mourir de Shirshendu Mukhopadhyay. Écrivain bengali le plus célèbre et le plus populaire. Somlata, de famille pauvre, épouse un homme d'une caste supérieure. Ils s'installent dans une immense maison où vit la famille de l'époux, dont la tante Pishima, femme terrible pour tous par ses propos méchants et accusateurs. Notamment envers Somlata qui assistera à sa mort. Puis, toute sa vie, sa nièce l'entendra lui parler. En fait, ce que Sumalta entendra c'est sa conscience, bonne ou mauvaise. Cette grande famille, orgueilleuse de part la naissance, vit de la vente de ses biens et de ses trésors. Les hommes sont désœuvrés et ne savent rien faire. Somalta sera une femme aimante et compréhensive sur tous les défauts des uns et des autres. Elle anticipera le moment où cette famille sera démunie, ayant épuisé toutes ses ressources. Elle sauvera son couple en décidant, difficilement, son mari à entrer dans le projet d'un commerce, financé au départ par le trésor de la vieille tante défunte, trésor qu'elle lui avait «attribué». La psychologie de l'héroïne est étonnante: douce, acceptante, opposant le silence aux accusations et aux méchancetés, elle avancera ses pions doucement, sachant contourner toutes les pesanteurs sociétales.
 

samedi 26 mars 2022

Nos lectures de Mars 2022

Présents : Chantal D., Marie-Madeleine, Roger, Chantal J., Isabelle, Daniel, Bastien, Marie-Geneviève, Jeannine, Marianick

Site de la médiathèque: https://www.facebook.com/mediatheque.bouguenais.44/

;
Isabelle: Les femmes artistes sont dangereuses de Laure Adler et Camille Viéville . Les femmes qui ont créé ont dû mener un combat permanent, épuisant. Les hommes ont construit la notion du beau alors que 70% des personnages de tableaux sont féminins, dont des nus pour les trois quarts d'entre eux. Les femmes peintres eurent accès à l'art par leurs maris ou leurs pères, dans l'ombre donc.     Elles étaient interdites dans les écoles d'art et, éventuellement, considérées comme artisanes et non artistes.  Au début du xx° siècle, Paris, ville d'Art, reçoit beaucoup d'étrangers et les femmes commencent à accéder à la peinture. Elles sont mises en avant par les conservateurs de musées. 
Coup de cœur
;
Marianick : La vie en relief  de Philippe Delerm. Un garçon de 16 ans a une première expérience amoureuse avec la femme d'un soldat au front pendant la guerre de 14/18. Celle-ci doit jongler avec les permissions de son mari. Le jeune garçon est très centré sur cette relation mais il ne se sent pas responsable et tout sera remis en place, au final. La jeune femme, elle a 25 ans, prend tout sur elle-même quand elle est enceinte. C'est dur, à la fin. Adapté au cinéma.
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque
;
Madeleine : Le pays des autres de Leïla Slimani . En 1944 une jeune alsacienne rencontre un militaire marocain dans l'armée française. Ils se marient et partent près de Meknès, dans un domaine, à la campagne. Mathilde se sent étouffée. Elle est seule et isolée dans une ambiance suspicieuse à son endroit. Ils auront deux enfants. Les terres sont arides et son mari est très travailleur mais l'argent manque. En 1956 la montée des violences est le prélude à l'indépendance. La fille du couple souffrira du rejet des filles de colons dans leur école de sœurs. Les luttes émancipatrices sont décrites avec les colons qui ne se sentent plus chez eux, les indigènes habitués à être dans un pays colonisé et les militaires français sur un sol étranger. Les personnages sont présentés sans aucun jugement.
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque
;
Françoise : Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig . Deux passions: celle de cette femme amoureuse qui quitte mari et enfants pour un jeune polonais, et l'addiction au jeu de celui-ci. Nous sommes en 1900 et le narrateur « défend contre tout » cette aristocrate anglaise qui lui raconte sa passion dévorante et sa volonté de sauver son amant. Pour l'auteur la passion est dévastatrice. Freud affirmait que Zweig concrétisait ses théories.
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque
;
Roger : Le Pingouin d'Andreï Kourkov, auteur ukrainien . L'animal de compagnie de Victor Solotarev est un pingouin. Il l'emmène partout où il le peut, le promène et achète beaucoup de poissons surgelés. Mais Victor vivote des commandes de nécrologies qu'il écrit, à la demande, sur des personnages en vue, responsables politiques ou autres, et ce, alors que les « intéressés » sont en pleine activité. Il faut dire que l'histoire se passe dans un pays, non nommé, où les décès n'ont, parfois, rien de naturel. Et puis  l'auteur, ukrainien, a écrit ce récit en russe d'une façon comique redoutable, même si les situations sont loin de se prêter à la dérision. Un personnage important viendra voir Victor à intervalles plus où moins longs et réapparaîtra pour lui demander d'héberger sa fille quelque temps avant de disparaître à jamais. Le pingouin agrémente les situations tout au long du récit jusqu'à avoir un rôle capital, malgré lui bien sûr, lorsque son maître verra son tour arriver dans la série des disparitions, pas si mystérieuses que ça. Lecture captivante de ce roman au succès international.Déjà présenté le 9 janvier 2021.
L'auteur a publié Les abeilles grises, son dixième roman, le 2 février 2022.
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque
;
Chantal : L'éternel fiancé d'Agnès Desarthe. C'est une vie de femme avec des moments mélancoliques. L'écriture est sensible et très élégante. A l'école maternelle, Étienne, 4 ans, lui a fait une déclaration d'amour. « Il sera mon fiancé ». Elle gardera, toute sa vie, la nostalgie de ce souvenir. Il y aura les regrets de tous les rendez-vous manqués qui font très mal. Elle est la narratrice. Mariée, deux enfants, elle va croiser l'inoubliable Étienne adulte. On la suit car « on y est ». C'est magnifique, très bien écrit et pas destructeur.
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque
;
Jean-Michel : Une femme en contre-jour de Gaëlle Josse . C'est la vie de Vivian Maier, qui photographiait les gens dans la rue à New York, Chicago...,  tout en étant employée de maison. Elle ne montrait jamais ses clichés qu'elle gardait dans des cartons. Ayant refusé de s'acquitter du loyer de son garde-meuble, son contenu a été vendu aux enchères. Elle a réalisé surtout des autoportraits. On voit comment l'art a dominé sa vie. Elle aura tout donné à la photographie mais ,toujours, en cachant ses réalisations. 
Coup de coeur
;
Bastien : Cavalier vert  de Kristen Britain. Une jeune fille, Karigan, rêve d'aventure. Elle croise un messager du roi qui, blessé, va mourir dans ses bras. Elle prend son cheval et tente de porter le message au roi. Elle est traquée par des hommes et rencontrera des « excentriques ». Belle enquête des cavaliers verts pour retrouver le message. Piège dans la forêt. Univers magnifique. L'autrice est garde forestière, elle aime les chevaux et fait de belles descriptions.

*Disponible à la médiathèque
;
Daniel : La fille qu'on appelle de Tanguy Viel . Ancien mannequin pour lingerie féminine elle demande au maire dont son père est le chauffeur, de lui octroyer un logement. Ce qu'il fait avec une contrepartie sexuelle. Des péripéties vont la conduire à déposer plainte pour abus.
*Disponible à la médiathèque
 

samedi 26 février 2022

Nos lectures de Février 2022

Présents : Chantal D., Marie-Madeleine, Roger, Chantal J., Isabelle, Daniel, Bastien, Marie-Geneviève, Jeannine.

Site de la médiathèque: https://www.facebook.com/mediatheque.bouguenais.44/


;
Chantal J. : La simplicité du kayack de Frédéric Gilbert. . . «... peur des vagues...l'odeur du varech est prégnante... le ressac me submerge... plaisirs aquatiques... côté sympathique du kayack de mer... chasse aux morses... pêche au saumon... une telle multitude de tâches... mes retours ne sont pas sans effets... partir et maintenir le cap...»

;
Isabelle : La décision de Karine Tuil . La solitude de la juge antiterroriste est bien expliquée. Belle écriture que ce récit construit à partir d'une documentation solide. Elle doit décider de la remise en liberté d'un jeune homme selon son intime conviction. Il y a un risque de dangerosité de cet individu accusé de terrorisme. Dilemme professionnel.
*Disponible à la médiathèque 
Isabelle a lu plusieurs coups de cœur évoqués lors de nos dernières séances: À la verticale de soi de Stéphanie Bodet Un jour ce sera vide de Hugo Lindenberg ,Un amour infini de Daniel Bercheux et Blizzard de Marie Vingtras
;
Daniel : La famille Martin de David Foenkinos . En panne d'idées pour son projet de roman, il décide d'approcher des personnes rencontrées pour trouver, dans leurs histoires personnelles, la matière de son récit. Madeleine, dame âgée, est d'accord pour participer et, lorsqu'ils se voient chez elle, sa fille voit cela d'un mauvais œil. Au final l'auteur va rencontrer tous les membres de la famille. Madeleine fut amoureuse d'un américain qui a disparu et qui, soixante ans après, réapparaît sous la forme d'un petit mot qu'il lui adresse. On se laisse porter par l'histoire qui raconte aussi le chagrin de l'auteur après une rupture, sa tentative de renouer s'avérant impossible. Chaque personnage va se dévoiler et l'écrivain accompagnera Madeleine aux États Unis revoir son américain.
*Disponible à la médiathèque
;
Jeannine :Milwaukee Blues de Louis-Philippe Dalembert . En mémoire du meurtre de Georges Floyd en mai 2020, étouffé par le genou d'un policier, une vague d'indignation soulève une manifestation de grande ampleur. Dans ce roman l'auteur crée le personnage d'Emmett, un jeune noir tué dans les mêmes conditions en 1995. L'évocation de ce personnage se fait d'après les témoignages de ceux qui l'ont connu: son institutrice, sa grand mère, l'amie de celle-ci: Ma Robinson, ex gardienne de prison devenue pasteure, son coach au football, discipline où il excelle à l'université. Tous dressent le portrait de quelqu'un de timide, droit, bien élevé, qui aurait pu parvenir à une belle carrière dans le sport. Une grave blessure met fin à ses espoirs. Après il doit se contenter de petits boulots.Un jour, dans une épicerie, il paie avec un billet qui paraît douteux. La police appelée « 9.1.1 » l'arrête. Immobilisé au sol, étouffé sous le genou d'un policier, malgré son cri « je ne peux plus respirer », il décède. C'est une juste reconstitution de la vie dans les ghettos noirs, des drames qui s'y déroulent encore souvent. Les manifestations pacifiques qui veulent les dénoncer peuvent être détournées par des extrémistes de tous bords. S'ensuit une répression démesurée. Texte de Jeannine
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque
;
Chantal D. : Où vivaient les gens heureux de Joyce Maynard . C'est le parcours d'une femme, généreuse, pleine de vie et qui se relève toujours, de 1970 à maintenant. Son enfance difficile avec des parents indifférents déterminera le fil de son existence. L'auteur parle très bien de l'amour, dans ce récit plein de fantaisie, hymne à la nature avec de magnifiques descriptions. Elle fera tout pour ses enfants, afin, notamment, de leur éviter tout chagrin et toute déception. Son mari est créatif mais pas réaliste, on ne peut compter sur lui. Endormi, il ne surveille pas ses enfants, il sera responsable ainsi d'un accident entraînant le handicap de l'un d'eux. Puis sa relation avec la baby Sitter obligera sa femme à le quitter sans en dire la raison aux enfants, pour protéger l'image du père. Elle en perdra l'amour de sa fille qui l'accuse de l'empêcher de vivre à la ferme avec lui. C'est un peu rude de voir cette mère qui va jusqu'au bout pour l'amour de ses enfants, compte tenu de son enfance personnelle. Elle sera dans le pardon et s'occupera de la fin du papa atteint gravement du cancer. 
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque 
;
Roger : Tokyo Express de Matsumoto . Sur une plage, loin de Tokyo où ils habitent, une femme et un homme sont trouvés morts, ensemble. Sans désordre dans leurs beaux habits, on constate le suicide par absorption de cyanure. Contre toute évidence l'inspecteur Mihara, à Tokyo, doute de la version officielle car le couple n'avait manifestement pas de relation intime et, s'ils étaient dans le même train au départ de la ville, il s'avère que leurs séjours étaient indépendants. La mise en cause de l'homme dans un énorme scandale d'affaires louches impliquant un ministère où il travaillait incite aussi à la suspicion. Les alibis des protagonistes sont béton et les voyages des uns et des autres pendant les événements sont passés au crible sans succès au grand dam de Mihara. Dans ce roman les horaires des trains et des avions constituent la trame de l'enquête. Cette dernière aboutira et le roman connaîtra un succès planétaire.
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque
 

Bastien est en train de lire " Le cavalier vert", cycle de high fantasy, avec l'héroïne Karigan de Kristen Britain et, aussi, Monster de Naoki Urasawa, manga, thriller. (Un chirurgien, doit opérer et sauver, soit un enfant arrivé le premier, soit un chanteur célèbrissime. Il choisira l'enfant. Il saura bien plus tard, que ce dernier deviendra un assassin)


samedi 29 janvier 2022

Nos lectures de Janvier 2022

Présents : Bernadette, Chantal D., Marie-Madeleine, Roger, Françoise, Monique, Jacques, Jean-Michel, Robert,         Chantal J., Marianick, Isabelle, Madeleine, Éric, Daniel.

Site de la médiathèque: https://www.facebook.com/mediatheque.bouguenais.44/
Notre prochaine rencontre : Samedi 26 Février


;
Marianick : La nuit italienne de Nicole Fabre . Rome 1924. Dans une Italie où le succès de Mussolini ne fait que croître, Giulia, 13 ans, refuse de rejoindre les jeunesses fascistes et défie les règles édictées par sa famille bourgeoise. Elle se lance à corps perdu dans sa passion pour l'art et la littérature. Elle deviendra la journaliste de la maîtresse du Duce (Mussolini), femme qui domine le milieu de l'art italien. Giulia se trouve partagée entre son amour pour un talentueux peintre antifasciste et son attirance pour le sensuel et dangereux « Italo Balbo », ministre de l'aréonautique de Mussolini. Alors que le monde est en train de basculer, la jeune femme aura besoin de toute sa détermination pour naviguer au cœur des heures les plus sombres de l'Histoire.Texte de Marianick.Roman historique. Tous les personnages ont existé.
Coup de coeur
;
Daniel : Les choses humaines de Karine Tuil . Description de l'univers des médias et des journaux télévisés avec leurs « grands journalistes » et leurs pouvoirs. Jean Farel est un journaliste en vue et sa femme Claire une célèbre féministe. Tout leur réussit mais leur vie va basculer lorsque leur fils, Alexandre, étudiant aux États Unis, est accusé de viol. L'affaire est sordide. Elle éclate en plein mouvement me too. Le procès est la deuxième partie du roman
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque
;
Isabelle : Avant que le monde ne se ferme d' Alain Mascaro . Magnifique premier roman. Anton est tsigane dans une famille du cirque qui se produit en Europe et jusque dans les steppes de Mongolie. Il y a beaucoup de féérie, c'est une communauté de personnages hauts en couleurs. Jack, violoniste, a un rôle important dans l'éducation d'Anton.On va traverser tous les génocides du siècle. Jeune homme en 1940, dans la communauté tsigane qui sera anéantie dans son ghetto, il en sera le seul rescapé. «Très très beau livre», avec une belle écriture sur la notion de liberté, notamment, dans la culture tsigane.
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque : .
;
Madeleine : Le berceau de Fanny Chesnel . Joseph, agriculteur normand à la retraite est veuf. Il fabrique un berceau pour sa petite fille qui va naître. Coup de téléphone: son fils et son compagnon périssent dans la catastrophe aérienne alors qu'ils allaient au Canada chercher le bébé. Désemparé, Joseph aura une obsession, élever la petite fille. Il ne s'était pas beaucoup occupé de ses enfants mais avait une grande d'admiration pour son garçon. Lui qui n'avait jamais quitté sa terre ira au Canada, malgré sa peur de l'avion. Sa fille l'aidera dans ses démarches. Livre « tout doux », facile à lire.
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque
;
Marie-Madeleine : Blizzard de Marie Vingtras . En Alaska, au coeur d’une tempête, nous entrons dans les réflexions intimes de cinq personnes : Benedikt, Bess, Freeman, Cole et Clifford. La situation : le petit Thomas, dix ans, a disparu. Il a lâché la main de Bess à la sortie du chalet. Tous les autres protagonistes partent à la recherche de l’enfant. L’auteur nous fait pénétrer tour tour dans les pensées de chacun des personnages : leur passé, les raisons de leur présence en Alaska, leurs liens entre eux et avec l'enfant. Les fils se tissent petit à petit. C’est prenant, le récit est haletant. C’est un thriller. Texte de Marie-Madeleine
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque
;
Chantal D. : Un jour ce sera vide d' Hugo Lindenberg . Le narrateur a dix ans. Il vit avec sa grand mère, une mamie qui est très bonne pour lui, et une tante bizarre dont il a honte. Il est émerveillé par les relations au sein des familles qu''il observe sur la plage. Son copain, Baptiste, a une famille heureuse. La maman de Baptiste l'aime bien et il voudrait bien l'avoir pour mère. Il est heureux d'être accepté et aimé chez eux. Sa grand mère parle en yiddish au téléphone et a pour habitude de raconter la mort. Il a entendu la mère de son copain dire était « juisse ». Seuls quelques mots ou phrases nous renseignent un peu sur l'histoire familiale (balles allemandes, kippa...). L'absence maternelle est pesante.Le roman est poétique, profond, plein de non-dits et de questionnements. Il y a une belle image de l'amitié entre deux enfants très différents.
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque
;
Chantal J. :Les enfants d'Ulysse de Carole Declercq . Autrice de « Ce qui ne nous tue pas », de « fille du silence),… elle est passionnée de récits de vie et de sociologie. Ses romans s'inscrivent dans un contexte social et historique qui nous amène à réfléchir sur des sujets sensibles. Ici c'est l'engagement au service des autres et notamment des migrants dont il est question. Le roman nous plonge dans la Grèce de 2016, pays meurtri par la crise économique et par la fermeture des frontières dans les Balkans décidée en réaction au flot de migrants suscité par la décision allemande d'en acceuillir un million. Après le démantèlement d'un camp (Idoméni) en Macédoine, des jeunes ont disparu dans la nature. Carole Declercq nous raconte le parcours de deux d'entre eux, Hamsza, 15 ans, et sa sœur Fériel âgée de douze ans. Ils tentent de rejoindre un frère domicilié en Autriche en passant par le massif du Paiko. Ils vont rencontrer une vieille dame de 86 ans Elliniki, grecque vivant sur les hauteurs de Kastanidès, entre la République de Macédoine et l'Albanie.Roman bouleversant qui nous fait vivre avec émotion le chemin parcouru par ces deux enfants pour arriver dans un lieu où la défiance et la colère sont exprimées ouvertement à l'égard de ceux qui sont différents. On découvre aussi le parcours personnel d'Ellini, les épreuves qu'elle a traversées, son isolement et la puissance de son engagement.Texte de Chantal J.
Coup de coeur
;
Françoise : Blessures, sixième volume du Manifeste incertain de Frédéric Pajak . Autobiographique. L'auteur, franco suisse, est rédacteur en chef de journaux satiriques. Il a écrit cette série de dix volumes sur des personnages ignorés de leur vivant. Sa grande richesse est, pour lui, de parler plusieurs langues. Il est aussi dessinateur et ses tableaux, en noir et blanc, confortent les impressions nées du texte. Le résultat est inclassable, ni roman, ni B.D. Son enfance a été marquée, lors de ses dix ans, par la mort du père. Ses parents étaient séparés et sa mère toxique. Accidentés en Espagne, sa mère et lui, elle dira : «Je voulais nous suicider». Avec son nouveau compagnon, elle emmènera son fils, pour ses quatorze ans, dans un camp de nudistes. L'expérience est cauchemardesque pour lui. «Ma mère a tué mon innocence». La solitude de l'enfant fait qu'il doit se débrouiller avec ce qu'il vit. «Livre sur le souvenir et la mémoire et sur ce qu'on fait de sa vie.»
Coup de coeur
;
Bernadette : Une vie inestimable d' Anne-Marie Revol . Prudence est forte à l'extérieur, mais fragile à l'intérieur. Elle a 86 ans. Deux individus viennent la dévaliser et la ligotent sur une chaise de la cuisine. « Vous m'avez serré les poignets trop fort, le sang ne circule plus » ! Ils savent qu'elle a fait des « cadeaux inestimables » à ses petits enfants. Ils pensent donc qu'elle a beaucoup d'argent. Mais, pour cette femme engagée, les cadeaux les plus beaux sont les histoires de sa vie racontées à ses sept petits enfants. Saga familiale avec une héroïne lumineuse et courageuse.Livre sur la transmission.
Coup de coeur
;
Robert : Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur d' Harper Lee . L'auteure, américaine, a publié ce roman en 1961. Nous sommes dans les années 30, au sud des États Unis. Un avocat, qui élève seul ses deux enfants, est commis d'office pour la défense d'un homme noir qui a violé une femme blanche. C'est raconté par un de ses enfants, avec le regard de l'enfance. Dans cette petite ville on n'accepte pas qu'on puisse défendre un noir en justice. Les voisins manifestent leur incompréhension. L'enfant questionne, les adultes ont du mal à répondre. Il entend des remarques désagréables au passage de sa famille. Beaucoup de justesse et pas de jugement moral dans ce récit qui n'est pas un roman de combat. Lors du procès, la défense a démontré que l'agression était celle d'un autre homme. Ce livre eut un impact énorme.
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque
;
Jean-Michel : Bérézina de Sylvain Tesson . Refaire le trajet suivi par la Grande Armée en Russie. Cela permet de comprendre la déroute napoléonienne. C'est intéressant car l'avancée de Napoléon est expliquée. La Bérézina a sauvé cette armée avec, notamment la construction par les pontiers de trois ponts dont deux pour faire une diversion qui a été efficace. Récit de voyage de l'auteur.
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque
;
Roger : Apeirogon de Colum Mc Cann . Un israélien et un palestinien voyagent ensemble pour raconter leurs histoires et se battre pour la paix. Lors de ses 17 ans Bassam a été condamné à 7 de prison. Sa fille, Abir, 10 ans, a été tuée d'une balle dans la nuque, à la sortie de l'école, par un garde-frontière israélien de 18 ans. Bassam étudie l'holocoste. La fille de Rami, Smadar, avait 13 ans lorsqu'elle a été tuée par un kamikase palestinien qui s'est fait exploser dans la foule. Bassam et Rami étaient nés pour se haïr et leur amitié improbable est un témoignage vibrant de leur engagement, lors de conférences et de rencontres diverses, pour la compréhension entre leurs peuples. Ce livre, témoignage de l'occupation israélienne et des humiliations subies par les palestiniens se lit avec compassion. Il est construit de façon originale avec des sauts dans le temps et des passages sans liens apparents avec l'histoire principale. Mais le récit s'en trouve attractif.
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque
;
Jacques : Le rapport de Brazza de Pierre Savorgnan de Brazza . Savorgnan de Brazza a été un explorateur de l'Afrique Centrale et Administrateur des territoires coloniaux. Puis il a été chargé, avec une mission de 15 à 20 personnes, de faire une étude sur la situation dans les colonies. Ce rapport, qu'il a rédigé avec son équipe, a été enterré tout de suite, car trop explosif. Commandé en 1905, rendu en 1907 il sera publié en 2014 dans une excellente présentation. La vocation « d'éduquer les peuples » s'est heurtée aux emprises économiques et les avanies de la colonisation sont ainsi dévoilées.
Coup de coeur
;
Jacques : Nu avec Picasso d' Enki Bilal . Nuit hallucinante passée par Bilal dans le musée Picasso. Il cauchemarde, déambule, se cogne, raconte l'amour de Picasso pour Goya.
Coup de coeur
;
Bastien : Le Donjon de Naheulbeuk : Les veilleurs de Glargh de John Lang (alias Pen of Chaos) . Avant propos : à l'origine, le donjon de Naheubeuk est une série audio (uniquement sonore donc) écrite par John Lang sous le pseudo de Pen of Chaos. Elle raconte l'histoire d'une compagnie d'aventuriers qui partent à l'assaut du donjon de Naheulbeuk pour dérober une statuette aux mains d'un sorcier. Statuette qui permettra l'accomplissement de la prophétie. L'auteur parodie l'univers fantastique que l'on retrouve dans les œuvres de ce genre, en particulier les jeux de rôles et les jeux vidéo. Il en va de même pour ce livre, dont l'histoire se déroule en parallèle de la quête narrée dans la série audio. Rassurez-vous, il n'est pas obligatoire d'avoir écouté la série audio pour comprendre le livre. Si jamais vous n'en connaissez pas un mot, il existe une encyclopédie sur internet très complète. Les veilleurs de Glargh, raconte l'histoire de l'unité des furets, gardes de la ville de Glargh. Cette unité est composée d'un ancien charcutier, d'un ingénieur alcoolique, d'un médecin bavard, d'une amazone à la beigne facile, d'un nain cupide, d'une magicienne, … Les jours se suivent et se ressemblent: patrouiller en ville et rédiger des rapports. Mais par hasard, cette unité se doit de mener une enquête sur un double homicide. Mais derrière ce qui semble être un cambriolage qui a mal tourné, d'autres organisations s'agitent dans l'ombre. Textes adressés par Bastien
 

samedi 11 décembre 2021

Nos lectures de Décembre 2021

Présents : Bernadette, Chantal D., Marie-Madeleine, Roger,  Françoise, Monique, Jacques, Jean-Michel, Robert, Bastien , Tawos, Chantal J.

Site de la médiathèque: https://www.facebook.com/mediatheque.bouguenais.44/
Notre prochaine rencontre : Samedi 29 Janvier


;
Robert : Dans ces bras là de Camille Laurens . C'est un livre sur l'amour des hommes. La narratrice nous présente toutes les figures masculines qu'elle aura rencontrées dans sa famille, dans son intimité, ou au travail. Chaque chapitre est indépendant si bien que la lecture peut se faire dans le désordre. Elle décrit les sensations ressenties à chaque rencontre et ce qu'elle en garde en mémoire, jusqu'au contact physique. Il y aura son père, son frère, son oncle, son voisin, son mari et son amant. On aime beaucoup son style fluide et ses jeux de mots. Récit empreint de réalisme où l'imaginaire a une place. Être aimé et être accepté.
Coup de coeur
;
Tawos : Le diable au corps d' Edmond Radiguet . Un garçon de 16 ans a une première expérience amoureuse avec la femme d'un soldat au front pendant la guerre de 14/18. Celle-ci doit jongler avec les permissions de son mari. Le jeune garçon est très centré sur cette relation mais il ne se sent pas responsable et tout sera remis en place, au final. La jeune femme, elle a 25 ans, prend tout sur elle-même quand elle est enceinte. C'est dur, à la fin. Adapté au cinéma.
;
Marie-Madeleine : Les refuges de Jérôme Loubry . Une jeune femme, Sandrine, doit aller vider la maison de sa grand-mère décédée. Elle n'a jamais connu ce personnage étrange vivant sur une île. Il y aura un univers à découvrir. On semble bien installé dans le récit jusquà ces nouveaux événements qui nous conduisent de surprise en surprise. On se heurte à des incompréhensions puis tout s'éclaire ensuite.
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque
;
Bastien : Ce rêve bleu de Liz Braswell . Une uchronie traite de ce qui se serait passé si l'histoire s'était déroulée autrement. Par exemple si Aladin s'était fait dérober la lampe par un sorcier. Ici c'est une réécriture de l'histoire de Disney.
;
Roger : Disparaître de Mathieu Menegaux . Il a cinquante ans. Son itinéraire jusqu'à la direction de sa banque est bien décrit ainsi que les arcanes du management. Famille unie, marié deux enfants. Sauf que sa présence au foyer est déficitaire, son implication professionnelle étant exorbitante. Rigueur morale de sa part, jusqu'au jour où une jeune collaboratrice amoureuse le surprend et le déstabilise. Nous sommes à Paris. Sur la côte d'Azur on va trouver le corps noyé d'un homme qui s'est manifestement suicidé et qui a tout fait pour ne pas être identifié, jusqu'à brûler ses empreintes digitales. Les situations sont décrites avec réalisme et une analyse très fine des évolutions psychologiques.On poursuit la lecture avec gourmandise.
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque
;
Chantal : Noces de Charbon de Sophie Chauveau . Histoire, sur un siècle, de deux familles. L'une est ouvrière, l'autre, bourgeoise, est patronne des houillères. L'auteure est marquée par les mensonges de ses parents sur les mésalliances, les secrets sur fond d'adultères. Trois guerres traversent le récit : 14/18, 39/45 et celle d'Algérie. Le monde de la mine est bien décrit, dans sa rudesse et la grande solidarité qui y règne. Les familles bourgeoises sont dans l'ambition, la cupidité, la jalousie et la maltraitance de certains petits enfants. Description de personnalités perverses, immatures, inhumaines et antisémites. Certaines femmes, ouvrières, auront du courage pour gagner leur indépendance. Courage aussi de la grand-mère de la narratrice pour reprendre la direction de la mine. Les réalités de cette traversée du siècle sont durement rendues.
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque
;
Jean-Michel :Sa femme d' Emmanuelle Bernheim . Autopsie d'une histoire d'amour. Claire, médecin, la trentaine, rencontre par hasard un ouvrier. Elle fait fi des différences sociales et se donne à corps perdu à cet homme. On entre dans son intimité avec cet amant dont elle accepte qu'il ne soit pas forcément disponible. Elle va jusqu'à collectionner les petits papiers qui jalonnent leur relation: emballages des morceaux de sucre consommés ensemble, enveloppes des préservatifs... Ecriture très simple.
Coup de coeur
;
Françoise : Un aller simple de Didier van Cauwelaert . C'est l'amitié entre deux hommes qui n'auraient jamais dû se rencontrer. Le héros est le narrateur. Bébé il a été volé par un tzigane, dans la voiture accidentée où ses parents avaient péri. Aziz aura un passeport marocain et l'un de ses professeurs va lui offrir un atlas. Arrêté pour vol, l'autorité administrative prend une mesure exemplaire en l'envoyant « chez lui, au Maroc » accompagné d'un humanitaire. Ce sera un voyage initiatique dans le Haut Atlas. Aziz et Jean-Pierre se retrouvent qans cette quête d'identité. Du merveilleux, du cocasse, de l'espoir et du burlesque aussi.
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque
 
Jacques : texte de Jacques : 
Cet après-midi, 40 ans après sa mort, la gueule ravagée d'un ange a éclaboussé ma mémoire : Xavier Grall, ses cinq filles et sa femme, l'homme des contre-chants, aux bronches lourdes de crachins, le nostalgique des oliviers, des argiles berbères, le célébrant des errances marines et des laminaires échouées. L'une des cinq, Catherine, me fut belle compagne de labeur au service des lectures ouvrières à l'ACENER. Elle m'offrit de son père, à mon départ, Cantique à Mélilla. Ce soir donc, pour les compagnes et compagnons de Bouguenais Bouquine, j'ouvre le Rituel breton à l'audacieuse dédicace : "Pour Ulysse, s'il revient en Armorique" : 

 ...j'ai pleuré sur la splendeur des mers sarrazines désertées. 
Et j'ai rêvé de toi, gardienne de l'extrême Ouest. 
Ah quand allierai-je à tes noroîts le miel des aurores africaines ? 
Ah quand allierai-je la vigueur de tes chênes à la sensualité des figuiers ?... 
et ceci sera mon testament à mes parents 
je lègue ma souvenance des navires trépassés 
qui s'en venaient comme des filles d'Islande ou de Mauritanie... 
Et ceci sera mon testament à mes Berbères 
je lègue les oiseaux des Glénan et le sourire de Concarneau à mes Berbères 
je lègue l'allégresse des fontaines et les printemps du pays Gallo 
Et ceci sera mon testament 
à mes amis je lègue l'alliance de l'Ouest et du Sud le mariage des dolmens et des mosquées et les fiançailles des roses d'avec les oliviers.

samedi 20 novembre 2021

Nos lectures de Novembre 2021

Présents : Bernadette, Chantal D., Marie-Madeleine, Roger, Jeannine R., Françoise,  Madeleine, Isabelle, Monique, Marie-Geneviève, Mariannick, Jacques, Jean-Michel, Robert.

Site de la médiathèque: https://www.facebook.com/mediatheque.bouguenais.44/
Notre prochaine rencontre : Samedi 11 décembre


;
Marie-Geneviève : Méconnaissable de Valérie Jessica Laporte. C'est le récit de la vie d'une autiste depuis son enfance. Elle « n'est pas comme les autres », car elle n'a pas les codes dans les relations sociales. Elle est réprimandée par sa mère qui ne veut pas la voir différente. Elle est trouvée « bizarre », à l'école, et connaît le rejet de ses camarades, et même de sa maîtresse.  Elle croise un garçon qui va l'accepter comme elle est. Elle ne comprend ni l'humour, ni l'ironie. On ne peut la toucher et, atteinte d'hyperacousie, le bruit la meurtrit. L'auteure, canadienne, a été autiste elle même. Elle a très bien décrit le comportement associé à de ce trouble qui n'est jamais nommé dans le roman. 
Coup de cœur 
*Disponible à la médiathèque
;
Françoise : L'Amour, la Solitude d'André Comte Sponville. Échange épistolaire d'un philosophe avec une romancière, un poète et un jeune philosophe. Au questionnement par courrier les réponses sont spontanées, immédiates. Sujets abordés : la solitude, l'amour,la vérité. La démocratie du peuple n'est pas celle de la foule. Or, on n'entend plus que cette dernière. La philosophie est sans intérêt si elle n'est pas en lien avec la vie. Livre qui fait du bien. 
Coup de cœur 
*Disponible à la médiathèque
;
Bernadette : Leçons d'un siècle de vie d'Edgar Morin. Un siècle de sagesse en trois périodes riches et aventureuses. Trois règles : résistance à la domination, conscience de la complexité humaine, vivre poétiquement et avec amour. S'émouvoir devant le beau, améliorer les relations humaines en tenant compte des identités plurielles, être dans l'action en étant organisé.
Coup de cœur 
;
Bernadette: Mon mari de Maud Ventura. Elle est quotidiennement obsédée par les indélicatesses ou les inattentions de son mari. Elle est terrifiée à l'idée qu'il la quitte ou l'aime moins. C'est le récit de tous ses actes cocasses, drôles, qui ponctuent sa vie. C'est un peu long et redondant. L'issue de ce récit est surprenante.

;
Marieannick : A la verticale de soi de Stéphanie Bodet . Elle est une grande littéraire et, aussi, alpiniste de haut niveau, imprégnée familialement par la montagne. Elle va partout dans le monde pratiquer ce sport vertigineux en compagnie de son mari. Sponsorisée, elle en fait son métier. Nous pouvons tous être touchés par ses récits car l'auteur fait bien passer les messages.
Coup de cœur 
;
Isabelle : Enfant de salaud de Sorj Chalandon . Grand reporter, l'auteur couvrira le procès de Klaus Barbie. « Enfant de salaud » car son père a revêtu l'uniforme nazi pendant la guerre. En fait cet homme aura endossé cinq uniformes différents. Il était instable, manipulateur, violent, méchant même, hâbleur aussi. Sorj aura eu une enfance difficile et sera hanté par le passé paternel. Il aura accès au dossier de son père et il l'imaginera présent en ayant des émotions lors du déroulement du procès de Klaus Barbie. Il fantasmera un dialogue avec celui qu'il veut comprendre et à qui il reproche de lui avoir brisé la vie. Récit très « fouillé » et historique.
*Disponible à la médiathèque
Coup de cœur 
;
Madeleine : Klara et le soleil de Kazuo Ishiguro . Klara et le soleil de Kazuo Ishiguro. Prix Nobel de littérature 2017. Klara est un robot qui se conjugue au féminin et qui raconte l'histoire. Observatrice du monde depuis la vitrine dans laquelle elle attend d'être choisie, elle verra arriver Josi avec sa maman. Elles vont acheter et adopter Klara car elles ont eu le « coup de foudre ». Klara sera très proche de Josi qui est très malade. Elle réfléchira à un moyen de la guérir et, pour cela, pensera au soleil. La maman, séparée de son mari, craint de disparaître et pense à l'après.Récit dans la bienveillance. Cette histoire est agréable à lire et elle pose bien des questions.Roman futuriste dans une société soumise à l'intelligence artificielle.
*Disponible à la médiathèque
Coup de cœur 
;
Jacques : La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr . Goncourt 2021. Le seul exemplaire restant du livre du Rimbaud noir est découvert par cet auteur d'origine sénégalaise. On y retrouvera l'histoire africaine, dans une belle langue.
*Disponible à la médiathèque
Jacques avait acheté, en 1960, A la recherche du temps perdu de Proust et n'en avait lu que trois pages ! Aujourd'hui il en retient l'observation qu'il y a une mémoire volontaire et une autre, involontaire. Il parle des réminiscences sur des banalités. Lire Proust et ses longues phrases prend une autre mesure si on le fait à haute voix.                  
;
Jean-Michel : L'art, la nature, la pensée de Robert Hainard . DVD .C'est un documentaire dont le héros a séduit Jean-Michel par ce qu'il était, sa pensée, sa vie. Cet homme parle de ses enfants et du travail pour son art.
;
Chantal D. : Là où chantent les écrevisses de Délia Owens . Dans les années 50-60 en Caroline du Nord (USA), histoire d’une famille. La jeune Kya vit avec son père un peu à l’écart de la ville dans les marais. Elle y vit une vie solitaire proche de la nature, des oiseaux. Elle est considérée comme « une sauvageonne ». Son père disparaît ; alors, elle survit seule en s’adonnant notamment à la pêche aux écrevisses. Les services sociaux la recherchent. Vers 12-13 ans, elle rencontre un jeune homme qui lui apprend à lire. Plus tard un autre amour sera moins positif, car l’homme profitera d’elle. Cet individu est retrouvé mort. Roman aux deux récits imbriqués : hymne à la vie en pleine nature, enquête policière pour élucider un meurtre. L’ambiance est celle d’un conte.
Coup de coeur
*Disponible à la médiathèque